HORLOGE ASTRONOMIQUE DE STRASBOURG
szécutéô en 1573 par Conrad Dacypodiua
F. SERÈ. DIREXIT.
KT LA RENAlSSANCi:.
les rouages des monlres et des horloges grosses ou petites. (On peut voir le détail de
Hoilngc dite de Sainl-Lanihert, dans la cathédrale de Liège, cxeculee à la lin du seizième siècle.
ces inventions dans l’excellent ouvrage de Thiout l’aîné.) La partie purement mécanique de l’art s’améliora donc quel- (jiie })eu sous certains rapports, mais la l'orme extérieure, l’élégance et la pureté du dessin, l’originalité et la vigueur de la ciselure et de la gravure dégénérèrent rapidement. Les grosses horloges ellesmêmes perdirent de leur prestige ; on les fit sans automates; les vieux Jacquemarts lomhèrent en discrédit : leurs hras de fer, rouillés par le temps, se levaient en criant pour frapper les heures. Hélas ! ces vétérans de l’Horlogerie ancienne semhlaient pressentir la fin de leur règne !
Ainsi, comme on vient de le voir.
l’Horlogerie, proprement dite, na(|uit au Moyen Age : elle était admirable à la Renaissance; mais, disons-le, si les (juatorzième, quinzième et seizième siècles furent si fertiles en grands horlogers, il faut, avant tout, en rendre hommage aux puissants protecteurs, qui ne se lassèrent pas d’encourager les maîtres de l’art, soit en applaudissant à leurs succès , soit en leur aplanissant le chemin des honneurs et de la fortune. Parmi les protecteurs éclairés de la science des Jean Jouvence et des Henri de Vie, nous nous ferons un devoir de citer Charles V, Philippe le Hardi , duc de Bourgogne , Louis XH .
Georges d’Amhoise, Maximilien I", empereur d’Autriche, Jean Galéas Visconti, François CharlesQuint, le duc d’Urhin.
Henri VIH et les principaux seigneurs de sa cour, Maximilien H, et, enfin, Henri H. Charles IX, Henri IH et Henri IV.
CharlesQuint fit plus que de s’intéresser à l’Horlogerie : il aima passionnément
Beiux- Ane .
HORLOGERIE, Fol IX.
celle belle science. On sail, en effel, qn’nprès avoir déposé volonlairemenl sa couronne impériale, ce prince, voulanl lenniner sa vie dans la relraile, trouva dans son goût pour les arts mécaniques un secours assuré contre les ennuis résultant de la monotonie du cloître. Il engagea Jannellus Turianus, un des plus grands mathématiciens de son époque, à venir habiter avec lui le couvent de Saint-Just; et là, ces deux hommes, célèbres à divers titres , s’occupèrent h composer des pièces mécaniques fort curieuses, dont les effets surprenants émerveillèrent les religieux du monastère. Turianus et son illustre émule construisirent successivement de grosses montres à quantième et à réveille-malin, des horloges portatives à automates, fort compliquées. Charles Quint se fût trouvé heureux, s’il eût pu parvenir à les régler simultanément; mais, quelles que fussent les peines qu’il se donnait, il gémissait de voir chacune de ces hoiloges varier plus ou moins, et sonner la même heure à quelques minutes d’intervalle. Le vainqueur de François I", et le plus profond politique du seizième siècle, tentait en effet l’impossible. On faisait, à son époque, des pièces d’horlogerie merveilleusement travaillées; mais il n’était donné h personne de les faire marcher sans perturbation. Galilée ne vivait pas encore ! Huyghens n’avait pas appliqué le pendule aux Horloges!
Pierre DUBOIS,
De rAlhéfièe des Bcanx-Arl>.
L’abbé Salieb. Recherclies sur les Horloges des Anciens. Voy. ces Rech. au t. IV des Mém. de l'Acad. des Inscr. et Belles- Lettres.
.1. Fr. Beeck Calkoen. Disserlatio inatliem.-antiquaria de Horologiis veteruin sciotliericis. Amst., 1797, in-8, lig.
Gasparis Schotti Teclinica curiosa sive tnirabilia arlis libris XII comprehensa. Herbipoli, 1664, 2 vol. in-t, fig.
Le 9e livre traite des inventions en usage chez les differents peuples pour mesurer le temps. L’auteur avait annonce une Horographie universelle, qui n’a pas paru.
Jacq. Alexandre. Traité général des Horloges. Paris, 1754, in-8, fig.
Berthoud. Histoire de la mesure du temps par les Horloges. Paris, 1802, 2 vol. in-4, fig.
Seb. Munster. Compositio Horologiorum in piano, muro, truncis, anulo concavo, cylindro et variis quadrantibus, cum signorum zodiaci et divers, horarum inscriptionibus. Basileæ, H. Petrus, 1551, in-4, fig. s. b.
On croit que c’est le premier traité de Gnomonique qui ait été imprime, car celui de Jean Schoner, Ilorarii eyltndri canonea , qui aurait été publié en 1515, selon Montucla, ii’existe probablement pas sous celle date.
La seconde édit, de l’ouvrage de Séb. Munster, sous le titre à,’ Horolo~ ^toyraphia (Basileæ, U. Peirus, 1535, in-4, hgOi est beaucoup augmentée.
JoANN. Dryandri Annulus vulgaris borarius, cujus usus ad certam regionem inslituitur. Mapurgi , Cervicornus , 1557, in-4.
Orontii F 1NEI, Delpbinatis, de solaribus Horologiis et qua-
drantibus libri IV. ParisOx, Gui. Cavelat, 1560, in-4, fig.
Ce traité avait d’abord paru en 1532 dans un recueil : Protomatheaia., opua vartum..., Parisiis, in-fol.
Jean Bullant. Géométrie et Horlogiographie , contenant la description , fabrication et usage des Horloges solaires (augm. par Claude de Boissière). Paris, 1608, in 4, fig.
La première édil. est intitulée : Recu.nl d’ Horlogiographie, contenant en vingt-deux chap. la description,., Paris, Vincent SeiTenas, 1561 , fig.
Andr. Schoneri Gnomonicæ. Norimhergæ, Montanus , 1562, in-fol.
Elie Vinet. Manière de faire les solaires ou cadrans. Poictiers, 1564, in-4.
Gio-Batt. Vimercato, milanese, monaco di Certosa. Dialogo de gli Horologi solari, nel quale, con ragioni spéculative et praticche, facilmenle s’insegna il modo da fabricar tutle le sorti di Horologi. Vinezia, Gab. Giolito de Ferrari, 1566, in-4, fig.
Jo. Bapt. Benedicti, de Gnomonum umbrarumque solarium usu. Augustæ-Taurinoruin, 1574, in-fol., fig.
CuRiST. Clavii Gnomonices libri VHI. Romæ, 1581, in-fol.
— Horologiorum nova descrip(io. Romæ, Zanettus, 1599. in-4.
Gio. Paolo Galluci. Délia fabrica e uso dcl nuovo Horologio universale ad ogni latitudine... Venelia, Grat. PerchacinOj 1590, in-4.
F. CuERuniNi Sandoi.ini Tliaumalemma cherubinum calholicuin, contincns univcrsalia et particularia instrumenta ad omnes arcus et lieras italicas, boliemicas et gallicas, diurnas et nocturnas, dignoscendas, et ad componenda per universum orbem earuin multiformia llorologia, presertiin ilalica, ex- (juisitissiinum. Venetiis, 1398, in-l'ol., fig.
Valentino Pia’i. Fübrica degl’ llorologi solari. Venetiis, 1598, in-fol., (ig.
JoAN. VoELi.i Libri très de Horologiis sciotbericis. Turnoni, 1608, in-1, (ig.
ViNCESLAi Budowez Circulus llorologii liinaris et Solaris, et gnomon apologeticus ejusdem circuli. Hanoviœ, IGIG, in-4.
P. DE Floutrières. Traité d’HorologiograpIiie . auquel est enseigné à descrire et construire toutes sortes d’Horloges an soleil Paris, 1G19, in-8, (ig.
Georg. Sciionbergeri Demonstratio et conslructio Horologiorum novorura. Friburgi, 1622, in-4, fig.
J. Tarde. Les usages du quadrant à l’aiguille aimantée. Paris, 1625, 2 vol. in-4.
Salomon de Caus. Pratique et démonstration des Horloges solaires. Paris, 1624, in-fol., fig.
Jo. Sarazini Horograplium universale. Parisiis, 1650, in-4, fig.
Jacq. Dl’duict. Le nouveau Sciatere, pour fabriquer toutes sortes d’Horloges solaires sans centre. Blois, 1651, in-8, fig.
Athan. KiRCaiERii Primitiæ gnomonicæ catoptricæ, hoc est Horologiographiæ novæ specularis.^Deriione, 1653, in-4, fig.
— Ars magna lucis et umbræ, in deeem libres digesta. Romœ, 1643, 2 vol. in-fol., fig.
Mutio Oddi. Degli Horologi trattalo. Venetiis, 1658, in-4, fig.
Hume. Méthode universelle pour faire toutes sortes de cadrans. Paris, 1640, in-8, fig.
Pierre de Ste Marie Magdeleine. Traité d’Horlogiograpbie. Paris, 1641, in-8, fig.
Première edit. de ce traité, souvent réimprimé au dix>seplième siècle.
De Vaulezard. Traité de l’origine et usage du quadrant analematique. Paris, 1645, in-8.
Abr. Bosse. La méthode universelle de Desargues , pour dresser les cadrans au soleil. Paris, 1645, in-8, fig.
P. Bobvnet. L’Horographie ingénieuse, contenant des connaissances et des curiositez agréables dans la composition des cadrans. Paris, 1647 ou 1665, in-8, fig.
— L’Horographie curieuse, contenant diverses méthodes pour faire justement et sûrement toutes sortes d’Horloges. La Flèche, 1644, in-8, fig.
Réimprimé plusieurs fois.
— Le Cadran des cadrans. Paris, 1635, in-8.
Em. Maignan. Perspectiva horaria, sive de Horographia gnomica libri IV. Romœ, 1648, in-fol., fig.
Ph. Lansbergen. Bedenckingen op den dagelyckschen ende jaerlykschen loop van den Aerdt-kloot. Middelb, 1650, in-4,
— Besebryvinge der Wlakke-sonnewysers, uyt het latin, en vertaelt door Jac. Mogge. Middeïburg, 1636, in-fol., fig.
Pierre Georges. Horloge magnétique, elliptique ou ovale nouveau, de facile usage et très-commode pour trouver les heures du jour et de la nuit. Tout, 1660, in-8, fig
Domen. Martinelli. Horlogi eleraentari. Venetia, 1669, in-4, fig.
Henr. CoETSir Horologiographia plana. Lugd.-Balav. , 1689, in-4, fig.
— Beschryvinge van Vlakke-sonncwysers. Leiden, 1703, in-4, fig.
B. M. Castronius. Horographia universalis. Panormi , 1728, in-fol., fig.
Il y a encore une foule de traités et de dissertations sur la Gnomoniquef entre autres ceux de Pardies (1673), d’Ozanain (1675), de Hicher (1701), de Uivard (1746), de Bedos de Celles (1774), de Laprise (1781), de Garnier (1773), de Polonceau (1788), etc.
Leonardo Ximenes. Del vecchio c nuovo gnomone (iorentino. Firenze, 1734, in-4, fig.
G. PiAZZi. Suir orologio italiano ed europeo ridessioni. Palerrno, 1798, in-8.
Arch. -Maria Radi. Scienza di Horologi a polvere. Roma, 1663, in-4.
Domen. Martinelli. Horlogi elementari, con l’aciiua, la terra, l’aria e il fuoco. Venetiis, 1669, in-4, fig.
Yoy. aussi les Raiêone dea forces mouvantes, par Salomon de Caus (Franc/"., 1615, in-fol., lig;.), les liemarq. et expériences physiques sur la construction d'une nouvelle clepsydre, par Ainonlous; le Traité de la construction des instruments de mathématiques, pur Bion (liv. lll, ch. 7^; la 3Ianicre géométrique et générale de faire des clepsydres, par Varignitti (dans les 3Iem. de l’Acad. dea Sciences, lb99), etc.
F’alconnet. Dissertation sur Jacques de Dondis, autcuid’une Horloge singulière; et, à cette occasion, sur les anciennes Horloges. Voy. celte dissert, dans le t. XX de VHist. et Mdm. de l’Acad. des Inscript, et Belles-Lettres.
Pierre Dubois. Vies des Horlogers célèbres de l’Europe , depuis Gerbert (dixième siècle) jusqu’à Breguet (dix-neuvième siècle); ouvrage sous presse pour paraître prochainement.
Cet ouvra-fe, fruit de longues recherches, sera précédé d*une préface de M. P. Lacroix. L’auteur a publie, en 1845 l’Horlogerie, Discours en vers , in-8 de 24 p.
(Gabr. Peignot.) L’illustre Jacquemart de Dijon. Détails historiques, instructifs et amusants sur ce haut personnage, domicilié en plein air depuis 1582, publ. avec sa permission en 1852, le tout composé de pièces et de morceaux , tant en
français vieux et moderne qu’en patois bourguignon Dijon,
1855, in-8 de 108 p., fig.
Cette savante facétie commence par une notice sur les anciennes Horloges.
Oronge Fine. Description de l’Horloge planétaire faite par l’ordre deM. le cardinal de Lorraine, de l’invention d’Oronce Finé, en 1335, in-4.
C'est Nicéron qui cite cette pièce, avec plusieurs autres ouvrages de railleur, relatifs à la Gnomonique.
CoNRADi Dasypodii Desci’iptio llorologii astronomie! .4rgenlinensis, in summotemplo erecti. Argentoraii , Viriot, 1378, in-4.
Réimprimé sous ce tifre : Héron mechanicus, seu llorlogii Argentoraii descriptio (Argent., 1580, in-S).
Nie. Frisciilini Carmen de astronomico Horologio Argentoratensi. Argent., 1373, in-4.
1! existe aussi une Description de l’Horloge de Niort, exécutée parBouhain, en 1570, pièce que nous n’avons trouvée nulle p.irl.
La Bibl, hist. de la France, cdil.de Fevret de Fontelte , cite, sous le no 36014, un Mémoire manuscrit sur l’Horloge public d'Auxerre, par Potel, chanoine, de laSociété littéraire de cette ville.
Fr. Gancellieri. Varie notizie sopra i campanili e sopra ogni sorta di Orlogi, ed nn’appendice di monumenti. Voy. ces Notices à la suite d’un mémoire de l’auteur : Le due nuove campane di Campidoglio (Itoma, 1806, in-4).
Extraits des principaux articles des statuts des maîtres Horlogers, des années 1544-1719, registrées en Parlement, avec le précis des édits, ordonnances, arrêts, etc., recueillis par Claude Raillard, ancien garde de la communauté. Paris, 1732, in-4.
Christ. HuYGiiENsHorologium. Hagœ-Comit., 1638, in-4.
— Horologiuin oscillatorium. Parisiis, 167.3, in-fol., fig.
Vov. divers traités du même auteur dans le Journal des Savants.
Jean de Hai tefeuii.le. Pendule perpétuelle. Paris, 1678,
lig.
I/aiileiir a fait beaucoup de traités relatifs a l’Horlogerie, iiolaînmctit : aux florlogeurs, en 1691.
Matt. Ca.mpani de Alimems, Horologiuin solo iialuræ niotu atque ingenio diinetiens et numerans niomenta temporis constantissinie æqualia. Romœ, 1677, in-4.
(îiEBERii Ci.ARCK, Oughtredus explicatus, ubi de constructione Horologiorum. ... Londini, 1682, in-8.
Giiill. ()ti"htrcd, sa\anl mathématicien anglais, avait publié dans son ou> vraue intitulé : Clavis mathematicœ ^ une Géométrie horlo^iopraphique.
Derham. Traité d’Horlogerie pour les montres et les pen-
dules, contenant le calcul des nombres propres à toutes sortes de mouvements ; la manière de faire et de noter les carillons ; l'bistoire ancienne et moderne de l’Horlogerie, etc., traduit de l’angl. (par A. Massy?) Paris, 1751, in-12, lig.
Thioet. Traité de l’Horlogerie méchanique et pratique. Paris, 17'41, 2 vol. iu-4, lig.
Ferd. Berthoud. Essai sur l’Horlogerie. Paris, 1786, 2 vol. in-T, fig.
Voy. encore les (luvraiies de Boliard, Lclion, de Serviéres, Lepaute. Latiire,Vipniaux, Sulk, etc., et la plupart des traites sur l’Horlupene innderne, où il est question quelquefois de ctdle du Moyen .Age. Nous avons, au rcsle, dans celte Bibliographie, cite plusieurs ouvrages qui concernent eaclusivcment l’Horlogerie du dix-septième siècle, mais qui sont nécessaires .1 l’hisloire clironologique de la science et de l’art
Le Catalogne de la bibliothèque de Dincouid d’ilangard ltS12) contient un grand nnnibrc de Miunoires sur rHorlngerii'.