‹ Le Moyen Âge et la RenaissanceChapitre 58 sur 78 · LK MOYEN AGE · texte numérisé non relu

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Le même roi possédait, en son château de Melun, beaucoup de soieries et lappiz, dont l’un représentait la Passion de Jésus-Christ -, l’autre, la vie de Notre-Dame. On les appelait tappiz de Savoisy, prohablement parce qu’ils avaient appartenu à un seigneur de ce nom. Le Louvre renfermait également , en ce genre, bien des richesses. On y voyait, entre autres, une très-belle chambre verte, ouvrée de soye, d'ouvrage de tapisserie sur champ vert semé de feuilles de plusieurs feuillages, à cinq euvre par manière de maçonnerie, dont en celuy du mylieu a ung lyon que deux roynes couronnent, et oultres, ou mylieu de ladicte maçonnerie, a une fontaine où il y a signes qui se baillent.

Les hôtels et châteaux des princes et des seigneurs, h cette époque, n’étaient pas moins riches en Tapisseries, que les palais du roi. On trouve, dans le Catalogue analytique des Archives de Joursanvault , une foule de pièces relatives aux tapis ap|)artenant au duc d’Orléans, frère de Charles YI. Parmi ces lapis, nous citerons seulement celui de Vysloire de Théseus et de VAigle-d’Or (1391), acheté de Colin Bataille au prix de 1200 livres; celui de la Fontaine de Jouvence; celui du duc d’Aquitaine; celui de \'ystoire du Credo « à douze prophètes et à douze apostres » ; celui du Couronnement de Notre-Dame ; celui de l ysloire de Carlemaine, tapis sarrazinois h or, vendu au duc de Touraine pour riiôtel de Beauté, par Jehan de Groizette, demeurant à Arras; de Vystoire de Dieudonné, lapis de haute-lisse, acheté d’Alain Dyonis, marchand parisien, et d’Aleran de la Mer, marchand génois; celui de X Arbie de Vie, «ou quel a un crucifix et plusieurs prophètes, et au-dessous du Paradis terrestre, Nostre-Dame, Saiut-Jehan ; » ceux dies>ystoires de Pantasilée, de lieuve de llanslonne, et des Enfants de Régnault de Montauban, exécutés par Nicolas Bataille; et enfin, trois tapis, de fin fil d’Arras, ouvrés h or de Chypre et historiés.

11 existe aussi quelques pièces du même genre, qui nous font connaître les Tapisseries que renfermait le trésor de certaines églises. Un inventaire de l’église du Saint-Sépulcre, à Paris, dressé en 1379 (Bibl. Nation., n° 488 du suppl. franç.) nous fournit des renseignements curieux : « Item, un thappiz grant, où est la gezaine Notre-Dame et les in Boys de Coulongne, et souloit eslre devant le Volt de Lucques (la sainte-face) : est fourré de grosse toile blanche. Item, un autre thappiz de laine, ystoire comment Nostre Seigneur presche aux Juifs en son enfance. Item, un thapis h ymaige, où est la remembrance de Nostre Seigneur comment il va h l’escolle : et le donna Guy de Turt. Item, un thapis de veulu d’outremer, à métré par terre devant le grant autel ans grans festes. Item, un thapis de laine vermeil ans armes de France et de Bourgoigne. Item , un thapis h Heurs de lis, dont le champ est vert, et est l’Annunciation et le Couronnement Nostre-Dame. Item, un autre thapis, dont le champ est rouge, et à ymaige de Notre-Dame et des iii Boys de Couloigne. Item, un autre thapis losengé, à lyons et hlycornes, en mantelles de manteaux armoiez des armes de Castille et d’Alençon. Item, un thapiz de laine de tapisserie de la Passion et Bésurreccion Nostre-Seigneur ; lequel Guillaume Coignart a donné. Item, un autre thapis de laine de tapisserie de l’ystoire comme Nostre Seigneur entra en Jhérusalem, et de l’Invention de la vraye Croix... »

Enfin, diflerenles qnillances, provenant des Arcliives de Joursanvaidl, du Caljinet des Chartes de la Bibliothèque Nationale et des Archives du Royaume , nous appiennent quelle était la valeur des Tapisseries historiées, au quatorzième siècle. En 1.348, Ainanry de Goire, tapissier, reçoit du duc de Normandie et de Guyenne 492 livres 3 sous 9 deniers, pour « ung drap de laine, ou quel estoit compris le viez et nouvel Testament. » En 13(58, Huchon Barthelemi, changeur, reçoit 900 fr. d’or pour « ung tapiz ouvré, ou quel estoit la queste du saint Graal. »

Le quinzième siècle nous olTre un grand nombre de documents de cette espèce, à défaut des monuments eux-mêmes qui ont péri la plupart. 11 faut signaler surtout un manuscrit entier de la Bibliothèque Nationale (n® 7406) intitulé Déclaration de trois pièces de Tapisseries que quelqu’ung véit longtemps à Vienne. Cette Déclaration ou description est adressée au duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, et l’une des trois pièces, dont le sujet s’y trouve raconté en détail, n’est autre que la Tapisserie de Nancy, qui existe encore aujourd’hui. Ce manuscrit est une preuve irréfragable en faveur de la tradition qui veut que la Tapisserie de Nancy ait été conquise au siège de cette ville sur Charles le Téméraire, dont elle formait la tente. Ce ne sont pas les seules Tapisseries qui nous restent du quinzième siècle. La plus grande partie de celles que nous avons publiées dans les Anciennes Tapisseries historiées, remonte à cette époque, et nous eussions pu en donner beaucoup d’autres, telles que celles de l’église de Saint-Pierrede-Nantilly , h îSaumur, représentant une chevauchée ; celle du château des Aygalades, représentant le mar iage d’Anne de Bretagne avec Charles \TII , et appartenant h M. le comte de Castellane ; celle du château de Périers , représentant l’histoii e de Gombaull et Macé, dont parle Molière dans \ Avare, etc.

Parmi les Tapisseries du quinzième siècle qui ont été détruites, mais dont le souvenir nous est resté, il faut citer; 1* celles du cardinal de Clugny, que Paillot, historiographe du duché de Bourgogne, rappelle, h l’article des Damas, seigneurs de Cormaillon et du Fain, dans son livre De la science des Armoiries-, ces Tapisseries, qui décorèrent jusqu’en 1791 plusieurs pièces du château du marquis de Clugny, h Thenissey en Bourgogne, ayant été portées alors au château du Jour, près Bagneux-les-Juifs , y furent saisies et vendues à l’encan, en 1793 : elles étaient chargées non-seulement des armes de la maison du cardinal, mais encore de toutes les armes des maisons qui lui étaient alliées ;

— 2" les diverses Tapisseries, données, de 1453 à 1480, à l’église de Cluny, par Jean III de Bourbon, 42^ évêque de cette abbaye ; elles représentaient en fils de soie et de laine la passion de Jésus-Christ; — 3° les Tapisseries, données à l’église d’Auxerre par Jean Baillet, évêque de cette ville, de 1477 à 1513; — 4® les quarante tentures, offertes par Vital Caries, qui fonda Thôpital Saint-André en 1390, à la cathédrale de Bordeaux;

— 5“ celle de l’église Saint-Wulfran, d’Abbeville, représentant d’un coté la vie de saint Wulfran, et de l’autre, la vie de saint Nicolas; — 6® celle de Beaune, donnée vers 1460 à l’Hütel-Dieu de cette ville par Guigone de Salins, etc.

Le seizième siècle , qui fut pour tous les arts une époque de perfectionnement et de

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j)rogrôs. communiqua une nouvelle impulsion à Tari des Tapisseries. François en l'ondant les manufactures de Fontainebleau , où l’on mélangea avec tant dTiabileté les fds d’or et d’argent (Voy. les Tapisseries qui sont au Louvre), introduisit chez nous un luxe nouveau dans la confection des tentures, et ce fut à dater de la Renaissance, qu’on se mil à lisser des tapis d'une seule pièce, au lieu de les composer, comme antérieurement, de pièces de rapport.

Nous savons, en outre, que François F" fit venir d’Italie le Primatice, et lui commanda les dessins de plusieurs Tapisseries de baute-lisse qui furent exécutées dans la manufacture de Fontainebleau, placée par lui sous la direction de Babou de La Bourdaisière, surintendant des bâtiments royaux. 11 ne borna })oint là .‘^a sollicitude pour celte branche des beaux-arts, si intéressante à tant de litres et si digne de ses encouragements. Ayant mandé des ouvriers llamands auxquels il fit exécuter de nombreuses tentures, il les payait généreusement pour ce travail, et leur fournissait la soie, la laine et les autres matières ouvrables. Mais, bien que ce prince encourageât les artistes italiens et les ouvriers des Pays Bas, il ne négligeait ])as, pour cela, ceux de sa bonne ville de I^aris. Nous en tiouvons la pieuve dans une quittance des sieurs Miolard et Pasquiei-. tapissiers, qui déclarent avoir reçu la somme de ilO livres tournois poui' commencer /Uicltapl des eslonffes et autres choses nécessaires pour besogner en une Tapisserie de soi/e que ledit seigneur leur a ordonné faire pour son sacre, suivant les patrons que ledit seigneur a fait dresser à ceste fin. En laquelle Tapisserie seront figurés une Léda avec certaines nymphes et satyres, etc. (Voy. à la Bibliothèque Nationale, collect. Fonlanieu, portefeuille 21G-2I7).

Après François 1"', Henri H conserva d’abord l’établissement de Fontainebleau, et bientôt il fil plus, en créant, à la prière des administrateurs de l’bôpilal de la Trinité, une fabrique de Tapisseries dans laquelle furent em])loyés les enfants de la Trinité. Peu à peu, 011 accorda tant de privilèges h celte fondation nouvelle, que l’ordre public fut plusieurs fois violemment troublé par suite de la jalousie qu’ils excitèrent chez les maîtres et ouvriers tapissiers, dont la corporation, nombreuse et ancienne, avait encore beaucoup d’autorité et de prépondérance , quoi quelle se fut séparée depuis longtemps de celle des merciers, qui regardaient les lajiissiers « comme des artisans. » La fabrique lie riiôpilal de la Trinité continua toutefois à prospérer sous Henri III, et Sauvai [lUst. de Paris, liv. IX) nous apprend que, sous le règne suivant, elle était arrivée à son plus baul point de prospérité. Son succès offre même celte pai licularité, qu’en 1594, Dubourg y exécutant, d'après les dessins deLerembert (aujourd’hui au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale), les Tapisseries de Saint-Merri, dont les derniers fragments n’ont disparu que de nos jours, Henri IV, excité par tout le bruit qu’on en faisait, voulut les voir, et les ayant trouvées d’une grande perfection, résolut de rétablir à Paris les manufactures que le désordre des règnes précédents avait abolies, dit Sauvai. C’est pourquoi, en 1597, il établit Laurent, célèbre ta|)issier d’alors, dans la maison professe des jésuites, oii personne ne demeui’ait depuis le procès de Jean Cbaslel. en lui donnant un

écii par jour el 100 francs de gages par an, tandis que ses quatre apprenti fs ne touchaient que dix sous de pension quotidienne , et ses compagnons , vingt-cinq , trente et même quarante sous, selon leur savoir-faire. Plus lard, Dubourg devint l’associé de Laurent, et on les logea tous deux dans les galeries du Louvre. Henri IV fit venir également d’Italie, à l’exenqde de François P'’, d’excellents ouvriers en or el en soie, qu’il logea rue de la Tisseranderie , dans un hôtel nommé la Maque, où ils fabriquaient surtout des tentures d’or et d’argent frisé.

Parmi les Tapisseries remarquables du seizième siècle, aujourd’hui perdues, il laiit mentionner le fameux Plan de Paris, représentant cette ville sous Henri H, dont la dernière exposition publique remonte à 1788; la Tapisserie de Coutances, donnée à la cathédrale de celte ville par l’évêque Geoffroy Herbert ; une fort belle Tapisserie, (|ui ornait encore il y a quelques années l’église de Mantes, etc. En revanche, depuis la publication de nos Anciennes Tapisseries historiées^ on nous a signalé l’existence de sept belles tentures, dont quelques-unes portent la date 1527 et qui appartienent à l’église de Saint-Maurice de Cbinon; d’une Tapisserie, représentant le siège de Salins, qui est à Dole; de plusieurs autres, données jadis à la cathédrale de Clermont par l’évêque Jacques d’Amboise ; d’une Tapisserie, avec le portrait du donateur et de sa femme, appartenant à la cathédrale de Châlons, etc.

Postérieurement au seizième siècle el à mesure que l’on avance vers le dix-neuvième, les Tapisseries, bien que plus parfaites sous le rapport du tissage, bien que plus régulières comme dessin, comme entente des couleurs et de la perspective, perdent malheureusement la naïveté du bon vieux temps et tout l’intérêt qui s’attachait, dans les anciens tappiz, aux costumes, aux usages, aux meubles du Moyen Age. On ne voit plus, dans les splendides travaux en soie et en laine de la Savonnerie, des Gobelins, de Beauvais, etc., ces beaux pbilactères gothiques, tracés sur les bordures, inscrits sur les habits des personnages ou descendant de leur bouche en longs rouleaux , pour commenter ou expliquer le sujet. La Renaissance, détournée de sa voie, au lieu de suivre ses hardies et ingénieuses fantaisies, va se perdre dans une fade imitation de la forme grecque et romaine. L’école de Lebrun s’empare des Tapisseries : on donne, aux personnages qu’on y représente, des vêtements qui ne sont d’aucune époque, des physionomies (jui , au lieu de chercher à être vraies comme au quatorzième el au quinzième siècle, cherchent, avant tout, à être belles, souvent sans y réussir. Enfin, là comme en littérature, l’idéal succède au naturel, et la convention prend la place de rins{)iralion et de la spontanéité.

.Achille JUBINAL,

De lü Société nationale des Antiquaires de France.

Acn. JuBiNAL. Les anciennes Tapisseries historiées, ou Collection des monuments les plus remarquables de ce genre ([ui nous sont restés du Moyen Age, à partir du onzième siècle jusqu’au seizième inclusivement. Paris, 1857-58, gr. in-fol., pl. grav. et color. d’après les dessins de Victor Sansonnetti.

Ce grand ouvrage, précédé de Recherches sur l’origine des Tapisseries hisloriées, comprend une notice spéciale pour chaque Tapisserie, qu’il reproduit en gravure au trait ;

10 Tapisserie de Nancy, ayant appartenu à Charles le Témérake, 6 pl.;

20 Tapisseries de Bayeux, représentant la conquête de l’Angleterre par

les Normands, 24 pl. ;

ou Tapisseries de Dijon et de Bayard, 6 pl. ;

40 Tapisseries de Valenciennes, du château de Beauveau et de la collection Dusotnmerard, 6 pl.;

50 Tapi-series de l’église de la Chaise-Dieu, en Auvergne, 52 pL

— Uecherchcs sur l’usage et l’origine des Tapisseries à personnages, dites historiées, depuis l’antiquité jusqu’au seizième siècle inclusivement. Paris, 1840, in -8 de9î2 pag., lig. s. b.

Celle notice avait déjà paru comme introduction générale aux Anciennes Tapisseries.

Ant. Lan'CELOT. Explication d’un monument de Guillaume le Conquérant (la Tapisserie de Bayeux), avecfig.Voy. celte dissert. dans les t. \T, VII et Vlll de VHisl. et Mèm. de l’Acad. des Inscr. et Bell.-Lett., in-4.

Ce mémoire a été plusieurs fois réimprimé et, en dernier lieu, avec des planches gravées représentant la Tapisserie, dans l’Atlas de VHtst. de la Conquête de l’Angleterre par les Normands^ par Aug. Thierry, 5*^ édit. (Par., 183y, 4 vol. in-8, hg.L

(Maühey d’Orville?) Notice historique sur la Tapisserie brodée par la reine Mathilde. Paris, an XII, in-4, lig. colur.

Plusieurs fois réimprimé, in-i2, à Paris, a Sainl-Lû et ailleurs.

Charles Stothard. The Tapesiry ol' Bayeux, published hy the Society of Antiquaries. Lundon, 1816-25, in-iol. max., 17 |)1. color.

H. Delauney. Origine de la Tapisserie de Bayeux, prouvée |)ar elle-même. Caen, 1824, in-4, et 1825, iu-8.

Gerv. de Larue. Bechcrches sur la Tapisserie représentant la conquête de l’Aiigletcrre par les Normands et appartenant à l’église cathédrale de Bayeux. Caen, 1824, in-4, (ig.

Ce recueil, qui fut réimprimé in-S, à Caen, en 1841, contient le mémoire de l’auteur, lu à l’academie de Caen dès 1805 et traduit alors en anglais, avec la réponse aux Mémoires pulilics à Londres , dans V Archeologia BrttunniQa„ par MM. Hudson Guerney, Th. Arayot et Ch. Stothard, contre les recherches de l’ahhé de Larue.

La dernière édit, augmentée de ces Recherches fut examinée par Dauiion, dans \\i. Journal des Savants (nov. 1826), et donna lieu à une Réponse de Léchaudé dUnisy au post-scriptum imprimé à la ün de l’ouvrage [Caeuy 1827, in-8 de 16 p.).Voy. aussi un article de Gnst. de la Renatidière dan.s la Revue des Provinces^ cahier de dec. 1834.

Bolton-Corney. Recherches et conjectures sur la Tapisserie de Bayeux, trad. de l’angl. par Evreraont Pillet. Bayeux, 1841, in-8 de 24 p.

EH. Lamherl a publié, la même année, à l’occasion de cet écrit, une Réfutation des objections faites contre l’antiquité de la Tapisserie de Bayeux^ in-8 de 28 p.

Une autre traduction du mémoire de Bolton-Corney avait paru en 1840 dans la Revue anglo- française de la Fontenelle de la Vaudorc.

11 faut citer encore, parmi les archéologues qui ont parlé de la Tapisserie de Bayeux, B. de Monlfaucon, dans ses Monum. de la monarchie franç.^ où elle est gravée en entier; Smart Lelhieulüer, dans les Antiq. anglonormandes, d’And. Üucarel, trad. de l’anglais par Léchaudé. d’Anisy; Dawson Turner, dans ses Lelters from Normandy ; Dihdin, dans son Voy. bibliogr,, archéolog. et pittor. en France, trad. de l'anglais par Theud. Licquet; de Houjoux, dans son Hist. pittor. de l’Angleterre ; F. Pluquet, dans son Essai histor. sur Bayeux, etc.

Beaude. Anciennes Tapisseries du ([uatorzième siècle, conservées dans la cathédrale de Beauvais. Voy. cette dissert, dans le t. VI du Bull, monumental, de M. Gaumont.

Notice sur les Tapisseries de la cathédrale de Beauvais. Clermont, 1842, in-8 de 48 p.

De Villeneuve-Trans. Notice sur la Tapisserie de Charles le Téméraire, conservée à la Cour royale de Nancy (représen-

tant la Condamnation de Souper et de Banquet). Nancy, in 8 de 24 p.

Louis Paris. Toiles peintes et Tapisseries de la ville de Reims ou la mise en scène du Théâtre des confrères de la Passion... Beims , 1845, 2 vol. in-4, tig. grav. par G. Leberlhais.

Alex. Lenoir. Description d’une Tapisserie rare et curieuse faite à Bruges, représentant, sous des formes allégoriques, le mariage du roi de France Charles Vlll avec la princesse Anne de Bretagne. Paris, 1819, in-8 de 29 p., fig. color.

Les célèbres Tapisseries de Raphaël d’Urhin, connues sous le nom d’Arazzi , qui sont au Vatican , gravées par L. Soinmereau. Borne, 1780, 21 ff. in-fol. obi.

Ou peut y réunir cinq pl. in-fol. obi. gravées à Rome en 1655, par J. J, de Rossi, Süu.< le titre de Tupezzerie dH Papa,

John Pine. The Tapestry hangings of the llouse of Lords, representing tlie several engagements helween the English and Spanish fleets in 1588... London, 1759, in-fol. , lig. et cartes.

Tapisseries du Boi. où sont représentez les quatre Elémens et les (]uatre Saisons (avec explicat., par Félihien). Paris, lmp. roy., 1070, gr. in-fol., lig.

Bartii. de Laffemas. Réglement général pour dresser les manufactures en ce royaume et couper le cours des draps du soie et autres marchandises qui perdent et ruyiient l’Estat; avec l’extraict de l’advis que messieurs de l’Assemblée, tenue à Rouen, ont baillé à S. M. que l’entrée de toutes sortes de lit d’or et d’argent et marchandises de soye et laines manufacturées hors ce royaume soient defl'eudues en iceluy : ensemble le moyen de faire les soyes par toute la France. Paris, Ch. Monstrœil, 1597, in-8.

L’auteur <t dit Beausemblaiit, tailleur varie l de cliainlirc du roy llenrv IV ,» a fait plu8ieurâ autres traites sur le cumnicrcc, les suiei'ies, etc.

Nouveau recueil des statuts et réglemens des maîtres marchands Tapissiers hautcliciers, sarraziuois, rentrayeurs, con- Irepoinliers , couverturiers, coutiers-sergiers ; ensemble plusieurs arrêts et sentences, avec une préface qui coutientriiistoire des six communautés dont ce corps a été formé (en 1656) et celle de leurs statuts et privilèges. Paris, 1750, in-4.

Stromatourgie , ou de l’excellence de la manufacture des tapis de Tur(|uie, établie en France sous la conduite de Pierre du Pont. Paris, 1655, in-fol.

Dubos. Notice historique sur la manufacture royale de T.apisserics de Beauvais. Beauvais, 1854, iii-8 de 08 p.

Notice sur l’origine et les travaux de la manufacture royale des Tapisseries des Gobeliiis et des Tapis de la Savonnerie. Paris, 1858, in-12 de 48 p.

Voy. dans les dilfiTentes Histoires de Paris, des notices plus ou moins étendues sur cette célèbre manufacture et sur la rivière de Bievre, à l’euu de laquelle on attribuait certaine incomparable propriété pour la teinture des laines.

Gionanventura Rosetti. Plictho del’ Artc de tentori, che insegna teiijer paiini, telle, baiibasi , et seterie, per Parte maggiore corne per la comuiie. Venelia, 1540, in-i.

Ce curieux trailé a été plusieurs fois abrégé et reimprimé sous uu litre dilTéreut, au commencement du dix-septième siècle.

Le premier ouvrage, publié eu France sur la teinture des laines, nous parait être celui d’Ainbo : Instructions générales pour la teinture des laines et manufactures de laines de toutes couleurs ^Par., 1671, in-fol. et in-12). La plupart des autres ouvrages françai.s sur la teinture sont récents.

Voy. encore, dans la grande Descript. des Arts et Métiers, VXvl de faire les Tapis façon de Turquie ou Tapis de la Savonnerie, par Duhamel du Monceau, d’après les mémoires de Noinville.

Il faut citer aussi, sur les Tapisseries, l’arlicle qui leur est consacré dans le Dict. des Beaux-Arts de MiIÜm; les nombreux passages qui les concernent dans les Arts au Moyen Age, de Dusommerarii, notamment t. N , p. 261-72, avec les planches correspondant à ce chapitre; les Recherche»éur te fuir doré , par 31. de la Qiienére ; la Dissert. sur les lent'S et l^ pavillons de guerre, par Benelun de .M orange do l’evrins, etc.

Tapisserie. PI. V.

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