‹ Le moyen age médicalChapitre 23 sur 89 · Cyrurgia Magistri Guilielmi de Saliceti · texte numérisé non relu

Cyrurgia Magistri Guilielmi de Saliceti

3. Michel Scot, De procreatione hominis physionomie , ouvrage publié en 1477, mais écrit vers 1250, car l’auteur était né en 1210,

LES GRANDES EPIDEMIES 107

(( FEMME EST EN CET ÉTAT, ET SI UN HOMME « VIENT A LA CONNAITRE, SA VERGE EST FACI- « LEMENT VICIÉE, COMME ON LE VOIT POUR LES (( JEUNES ADOLESCENTS QUI, IGNORANT CELA, « ONT SOUVENT LA VERGE MALADE OU SONT « PRIS DE LA LÈPRE. IL FAUT SAVOIR AUSSI « QUE SI UN ÉCOULEMENT EXISTAIT A L’ÉPOQUE « DE LA CONCEPTION, LE FŒTUS EST PLUS OU « MOINS VICIÉ, ET, EN CE CAS, L’HOMME DOIT « S’ABSTENIR DE TOUT RAPPORT, ET LA FEMME « DOIT LUI RÉSISTER PAR PRÉVOYANCE. »

Ce passage ne laisse aucun doute sur l’existence de l’écoulement blennorrhagique et sur une espèce de diathèse syphilitique héréditaire. Car, si l’auteur donne à cette dernière le nom de lèpre, c’est que, à cette époque, on n’était pas encore fixé sur le terme à employer pour désigner les maladies vénériennes ', qu’on confondait avec la lèpre, avec ou sans raison, celles-ci n’étant peutêtre qu’une transformation de celle-là.

Environ, un siècle plus tard, c’est-à-dire le 8 août 1347, la reine Jeanne de Naples, comtesse de Provence, envoyait à Avignon les statuts relatifs à l’établissement d’une maison de débauche de cette ville, L’article IV en réglait les mesures de police dans les termes suivants : « La Reine veut que tous

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