‹ Le moyen age médicalChapitre 22 sur 89 · Lib. I, cap · texte numérisé non relu

Lib. I, cap

LES GRANDES ÉPIDÉMIES

Or, l’opuscule, auquel ces vers sont empruntés, a été reproduit en 1833 par M. Francisque Michel, et est contemporain de manuscrits du xiii0 siècle, analysés par M. Littré, dans une note sur la syphilis 1 où il dit : « A cette époque la maladie vénérienne avait une forme analogue à celle qu’elle a aujourd’hui.»

Ce document date donc de 200 ans avant la découverte de l’Amérique, et se trouve encore corroboré par ce témoignage de Guill. Saliceti, médecin et prêtre italien du xiii0 siècle : « Quand un homme a reçu une corruption à la verge, pour avoir cohabité avec une femme sale ou pour toute autre cause, il survient une tumeur à l’aine . ’» Et quelques années après, Lanfranc, élève de G. Saliceti, écrivait, à son tour, en 1295, dans sa Paroa Cyrurgia, que « des bubons survenaient à la suite d’ulcères à la verge. » Sa description des chancres et autres accidents vénériens, qui est très remarquable, pourrait d’ailleurs arrêter les interprétations, si cela était nécessaire.

Un autre écrivain du xiii0 siècle, Michel Scot, médecin, alchimiste et philosophe écossais, qui habita longtemps la France et l’Allemagne, disait, dans un de ses nombreux ouvrages :l : « Les femmes deviennent

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1. Note sur la syphilis au xiii' siècle (Gazette medicale de Pans).

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