‹ Le moyen age médicalChapitre 68 sur 89 · Frappe · texte numérisé non relu

Frappe

DU MOYEN AGE

n’est pas faite pour soulager notre malade. Mais sentant sa fin venir, il demande à « mourir catholiquement. » Il se confesse audit curé, avoue ses vols, ses fraudes, ses falsifications, et ses parties de « fine vinée. » Il se prépare ainsi à rendre l’âme.

Oui, mais le pauvre « Munyer » partage l’opinion populaire professée par quelques philosophes naïfs du temps : il croit qu’au moment de la mort l’âme de l’homme s’échappe par l’anus. Il avertit donc le curé, en train de l’absoudre de ses péchés :

Mon ventre trop se détermine... 1

Hélas ! je ne scay que je face...

Ostez-vous !

Le curé

lia ! sauf vostre grâce !

Le Munyer

Ostez-vous, car je me conchye.... 2

Le curé

Par sainct Jehan ! sire, preu vous face,

Fy !

Le Munyer

C’est m.... reffreschie.

Apportez tost une breschie 3

Ou une tasse sans plus braire,

Pour faire ce qui est nécessaire.

Las ! à la mort je suis eslis *.

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