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Maladies innombrables

DU MOYEN AGE

Par pillules, jullepz, sirops,

Ou drouguerie laxative,

Faiz nourrir gens gresles et gros, Dont je suis cause primitive :

Ma condicion inflative,

Mes oultrages et grans excès Amainent gens à fin hastive,

Et font perdre vie et procès.

De tous les vices et peschez Que m’avez oy nommer cy,

Et d’autres deffaulx et meschiefz, Humblement crie à Dieu mercy !

J’ay mis moult de gens en soucy, Et fait despendre argent et or.

Pour ce que j’ay bien fait gaigner Les médecins bons et parfaictz,

Car ils ont eu à besongner1 A guérir les maulx que j’ai faictz,

Veu qu’ilz sont riches et refaictz 2 Je veulx qu’il me fasse promesse,

Que pour mes pechez et méfiais Chascun fera dire une messe.

C’est fini.

Diette saisit alors le coupable, le'boute jus de l’eschelle et Vestrangle à la mode des bourreaulx.

Et c’est justice.

La moralité de Nicole de la Chesnaye est remplie de bonnes intentions, mais je ne sache pas qu’elle ait produit un résultat plus considérable, sur les mœurs du moyen âge, que les discours, conférences et écrits des

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