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à PE AE TE EE, Eu. "4 4 our assurer à l’homme le succès dans to
es genres.
À ce sujet, on nous permettra de citer :
fragment du discours sur la matière, pronon en 1895 par le savant professeur Fonsegrive à distribution des prix du lycée Buffon, à Pari
#,, La vigueur physique, la résistance 80 des conditions essentielles de succès dans to les genres. Sachez dompter ie sommeil et ] exigences de l'estomac. Ne vous laissez p engourdir par les habitudes molles de la pl part de nos contemporains. Entre deux co currents en toute matière, l'avenir est à cel qui se lèvera plus matin. Evitez les accès d sports qui ne font de l’homme qu’un anim mais soignez l’animal qui est en vous. Sai François d’Assise appelait le corps ‘le frè âne” sur lequel l’âme est montée. Il faut q notre monture soit en bon état. Il faut au qu'elle soit domptée et que ce soit elle quin serve et non pas nous qui la servions. Tous hommes d’actions ont compris cette nécess de l’asservissement du corps. Je citais tou l'heure un saint, on m’accusera de citer ap lui un gscélérat: Catilina, nous dit Sallu avait habitué son corps à souffrir le froid, faim, la fatigue et l’insomnie. Catilina ]; naît comme saint François, et, comme lui passait des nuits ; seulement ce n’était pas p chanter matines. Rendons l'outil vigour par la gymnastique et l'hygiène, et restons pendant maîtres de lui.”
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Donc, il faut être fort physiquement aussi en que moralement. De plus, il faut avoir fine humeur aimable. Pour cela, il faut, dès ae l’on commence la tâche journalière, oublier B chagrins et les déceptions, car les hommes aiment pas le spectacle de la tristesse et ne pportent jamais la mauvaise humeur. Et à 18e sujet nous ne vous dirons pas seulement : Myez d'une humeur toujours égale, nous allons us loin et nous vous disons : soyez gais, mar- MMez à tous par cette gaieté les réserves de nrces que vous gardez toujours disponibles Dur l’action. Avec cela soyez aimables et yez polis, non de cette politesse banale qui se traduit qu’en paroles, mais de cette polise qui est la pratique de tous les égards que 8 hommes doivent à leurs semblables dans alésociété. L'habitude que vous contracterez Jia politesse ne vous coûtera aucun effort, Mbsorbera pas une minute de votre temps, Ms en échange elle vous vaudra la sympa- MB générale.
MAimez les hommes, secourez-les dans la me- > de votre pouvoir, et quand vous serez ené dans les luttes de’la concurrence loyale, pas user jusqu’au bout de vos avantages et bas vous montrer cruellement implacables.
cruauté dans ces luttes vous susciterait lement des ennemis qui finiraient par se er contre vous, ce qui pourrait alors commettre gravement le succès de votre carà. Il n’en coûte rien, croyons-nous, d’avoir le généreuse et grande. Cela ne peut jamais
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nuire à celui qui possède et qui exerce qualités.
En un mot, efforcez-vous de ne blesser mais vos semblables, soit par un travers votre esprit, soit par un défaut de votre ca: tère. C’est bien assez d’avoir à vous dres devant eux, quand c’est nécessaire, en anta nistes, en opposants ou en adversaires ; d’äx à supporter leur légitime résistance sans v exposer à leur haïne et à leur vengeance.
Voilà donc quels sont les éléments du & cès ; voilà à quelles conditions essentielle: est subordonné; voilà quels sont les précep invariables de l’art de parvenir: Ne com} que sur soi, s'inquiéter de sa vocation, se t cer 8a voie, puis, cela fuit, aller vers le but a: énergie, sans faiblesse, avec entrain, char politesse et bonne humeur.
I] n’y a dans cette ligne de conduite d'immoral, rien qui puisse donner lieu à réprobation publique. |
Si l’on considère que l'énergie des tra leurs noblement ambitieux ne doit être ployée que pour servir une vocation et d'autre part, cette vocation n’est pas du ce que chacun pourrait préférer pour sa quillité ou pour son plaisir, mais que c’e contraire l’état ou la position où chacu nous peut le mieux remplir son rôle, ea tion humaine et sociale, on devra conveni l'effort tenté est de la plus haute moralité effet, en morale, la fonction que c homme a à remplir se nomme devoir. E
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u’un homme met toute la force dont il disse au service de sa vocation, il la met par là ême au service du devoir. Le succès dans 8 conditions n’a plus rien d’égoïste ou d'éoitement individuel ; en travaillant à réussir, agque homme s'emploie à faire réussir le sonde et travaille au succès de Dieu.
Et chaque homme, lorsqu'il est à sa pla”e, tte place fût-elle des plus modestes, réussit Wujours dans la mesure de ses travaux loreu'ils sont exécutés en conscience et dans la Proportion de ses efforts, lorsque ceux-ci sont éreévérante. Ceci bien établi, il faut renoncer fparler d’humbles et de petits, car tous les mmes qui se courbent sans murmure sous loi divine du travail, loi qui n'exclut pas la 880 m pense terrestre, portent en eux l'infini et ‘éhètent l'éternel.
EL n'y a donc pas de profession vile. Un gverbe français formule fort bien cette vérité, disant : ‘ [1 n’y à pas de sots métiers, iln'y 1e de sottes gens.” Et dans tous les états nnête homme peut trouver la gloire. La rue vaut l'épée et l’outil pesant est l’égal a plume. Si quelques individus estiment lessus de tout l'intelligence et la pensée, qu'ils ont la vue courte et qu’ils sacrifient
an fon sens à d’absurdes préjugés. D'ailleurs, fBcurité de ceux qu’on appelle communé-
ent les humbles ne vient pas de la nature he de leur condition, mais de la faible porle notre entendement.
nc, suivre sa vocation sans se laisser dis-
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— 18 Pr ss
traire n’est pas immoral puisque c’est pratiqu son devoir, et que nul n’oserait condamn l'homme qui met son énergie au service d devoir. Et s’il se trouvait parmi nos lecteu des gens timorés que ces conseils effarouch raient par leurs côtés si essentiellement prat ques, nous leur ferions remarquer que ces co: seils ressemblent rigoureusement à ceux qi donnent la morale et la religion. Etre po être aimable, être inaulgent, cela confine à charité, et c’est le conseil même de Saint-Pau Mater son corps, le rendre vigoureux et sai s'éloigner de tous les plaisirs et de tous les us es même qui pourraient l’affaiblir ou le sou: er, c’est le conseil de Saint-François de Salle sans compter Epictète, Juvénal, Marc Aurè et bien d’autres qui enseignaient la même vé té. Ne pas tourmenter vraiment son esp par le souci d’un avenir humain éloigné et se mettre en peine que du présent, c’est un p cepte de l'Evangile. Donc, en ne s’appuya que sur l'opinion des moralistes les plus op sés d'inspiration, on ne peut rien trouver à prendre aux conseils que nous venons de d ner. Dieu nous a imposé la rigoureuse loi travail; c’est un châtiment perpétuel qu’il peser sur l’espèce humaine en expiation de désobéissance de nos premiers parents à sainte volonté. Mais il n’a pas voulu nous terdire la possibilité d’ennoblir le travail, il pas voulu que notre tâche quotidienne fût stamment misérable. Bien au contraire, mis dans la peine elle-même, c’est-à-dire
à travail exécuté sans révoltes et sans muraures, une volupté particulière qui rend facile douce l'exécution de sa sentence. En un Mot, le succès, le succès obtenu par le travail @it hautement moral et se confond avec la “mertu.
“M Ici, nous devons aller au-devant d’une obection.
Un grand nombre de travailleurs à qui 8’atessent ces conseils protestera sans doute en Mean :
MN A quoi bon lutter sans cesse, s’astreindre à Mb labeur pénible et continu dans le chiméri- #gMe esroir de parvenir à uue situation bonoble? Ne voit-on pas chaque jour des piozurs Opiniâtres tomber épuisés sous le poids fn insuccès injuste etimmérité, alors qu’on voit des faiseurs sans vergogne triompher avec Méolence par suites de réussites évidemment Hmorales ?
E alte-là ! vous qui tenez ces propos. Vous nez l'illusion pour la réalité. Dans ce spece des insuccès injustes et des réussites i imales, il n’y a qu’un malentendu, qu'une Æur d'examen de votre part, qu'un mirage
étant dans un cas, qu'un mirage désolant de (Bs l'autre. Vous avez sûrement mal regardé à imal compris ; vous avez confondu un état us Iirager avec l'apogée d’une carrière. Fachez
le succès ne peut se mesurer à une heure triomphe ou à une heure d’angoisse. La rrasque qui fait craquer les mâts du navire