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PT sent ne vous mettent pas dans l'obligation de modifier vos actes, agissez de même, sans bruit, sans éclat, sans orgueil. Si vous avez mal fait une autre fois, profitez de votre propre expérience et prenez une décision contraire ou bien appropriée au moment actuel. Mais, pour Dieu ! ne vous attardez jamais en des complai- sances stériles sur votre compte ou en des gé- missements plus stériles encore. À ce jeu vous ne pourrez qu'épuiser votre temps et vos forces.
* Ainsi, après ayoir fait choix d’un état, il faut . persister dans son choix et profiter de l'heure « présente, si l’on veut s'assurer la réussite. Mais | ce n’est pas tout. Il faut se livrer de tout cœur : à l'exercice de sa profession, y apporter tous : ses soins, toute son intelligence, toute son énergie. Il ne faut surtout jamais se décourager.
Bien des jeunes gens sont capables de faire «un effort ; un petit nombre seulement est ca- Apable de faire constamment cet effort. C’est là ‘que la vertu de persévérance devient absolument nécessaire. Celui qui veut fortement, qui veut constamment, qui ne se laisse pas détourner par les plaisirs volages ou grossiers, qui dn'aspire au repos et à la jouissance qu'après ’accomplissement de son devoir, celui-là est MBûr de parvenir et de forcer le succès à lui ourire.
V4 du RO ES 7
L'histoire et l'expérience individuelle nous montrent des intelligences médiocres arrivées aux plus hautes situations de la fortune, soit dans la politique, dans les sciences, les arts, la littérature ; soit dans les professions libérales, soit dans le commerce, dans l’industrie, dans l’agriculture, soit même parmi les artisans ; tandis que des esprits d'élite, des hommes extraordinaires par leur savoir n’ont pu parvenir à prendre dans la société une place marquante et s'appuyer sur la fortune et sur la considération publique pour imposer à tous le respect et l'admiration. Ces derniers ont pu avoir du génie, mais ils n’ont jamais eu de renommée, partant ni gloire ni fortune Ils sont demeurés inconnus et incompris, parce qu’ils ont manqué de méthode, de tenacité, de vouloir, de but en un mot.
Ah! la volonté, la volonté! Tout est là.
C’est le secret pour arriver, c’est l’art de parvenir. | |
Si vous avez le ferme, l’inébranlable vouloir ; si, les yeux fixés sur le but, vous marchez hardiment, sans peur mais aussi sans repro- » ches, vous forcerez les oïsifs et les faibles à ! g’écarter de votre route, et ils vous laisseront ! le champ libre. 4
Vous pouvez, jeunes gens, en faire chaque M jour l'expérience : É
Essayez de suivre une ligne rigoureusement À droite sur le trottoir d’une rue très fréquentée. Si vous marchez comme un promeneur ou À comme un curieux, baguenaudant aux étalages À
ou dévisageant les passants, tout le monde vous heurtera, retardera votre marche, irritera votre susceptibilité, provoquera votre impatience au point de vous faire abandonner cette rue trop peuplée pour vous faire prendre une rue écartée et déserte, où votre marche cependant sera encore entravée par des obstacles matériels d’une autre nature. Maïs si vous allez d’un pas ferme, sans faire attention aux distractions de la rue; si votre attitude dénote un homme pressé, disposé à ne point céder le pas à un badaud, on comprendra que le choc viendra de vous et tout le monde s’écartera pour l’éviter; vous circulerez alors dans cette rue encombrée comme si personne ne s’y trouvait.
Il en est de même dans la vie. L'homme énergique, l’homme doué d’une volonté raisonnée, l’homme qui poursuit une idée, qui a un plan bien tracé, se distingue des autres par son attitude résolue, et nul ne commet l’im- | prudence de se placer sur son chemin. Non | par bienveillance, mais par prudence. Le mo- L bile qui fait s’écarter les gêéneure importe peu ! du reste, l’essentiel c’est qu'ils s’écartent.
» Mais en même temps que vous ferez montre . d'énergie et de persévérance, il conviendra que “vous profitiez de la mollesse ou de la lâcheté des autres ; ménagez sagement vos forces, mais n'hésitez jamais à faire une dépense utile pour écarter de votre route les flâneurs ou les inutiles. Parfois l'obstacle peut être plus sérieux ; ‘vous pouvez vous heurter à un concurrent de
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votre valeur ou à une entreprise semblable à la vôtre. Dans ce cas, pas d’entêtement téméraire, pas d’inutile bravoure; tournez l’obstacle, revenez sur vos pas s'il le faut, maïs ne perdez vas un temps précieux à lutter contre une intelligence ou contre une force égale à votre force ou à votre intelligence. Vous vous blesseriez-et vous blesseriez inutilement autrui. Gans cesser d'agir, sans cesser de songer à vos affaires, rétrogradez, faites un crochet, et pas- ! sez le front haut, la tête libre et la conscience *
pure de tout attentat contre autrui. à
Même en dehors des affaires, même pendant »
les instants de courts plaisirs qu’il vous sera É permis de goûter, ne perdez jamais de vue le À but que vous vous êtes assigné. Iln’y a pas de lacunes dans la vie; il n’y a pas de solution de continuité dans l'existence; il n’y a pas de suspension d'armes durant la bataille. Les divertissements, les joies familiales ne comman-# dent pas l'oubli; au contraire. Le voyageur!
dételle son cheval en arrivant à l'étape, maisk c'est justement pour le mettre un instant auq repos afin d'exiger de lui de nouveaux servi-\ ces. Et dans ce cas il n'oublie jamais qu’il doité repartir à un moment donné. f Toutefois, la persévérance dans une entref prise sage doit être doublée d’une autre vert que la patience ; elle doit également s'appuye gur la circonspection. Faites de votre mieux] agissez avec loyauté et esprit de suite, mais gai dez-vous de la jalousie et de l'envie. Non senld ment ces défauts sont en contravention avec le
devoirs du chrétien, mais leur manifestation provoque, avec les représailles des intéressés, “la réprobation générale, et votre perte peut “être la conséquence de ces coupables faibles- Fes.
+ Au contraire, ne vous formalisez pas, si ‘d’autres passent d’abord avant vous ; plaignez- ‘les plutôt, car leur précipitation peut leur être fatale. Et si leur emportement est susceptible le vous servir de leçon, ne négligez jamais d’en irer parti.
| Quant à ceux qui vous dépasseront par leur mérite, par la fortune ou par la faveur, n’en dyez pas souci, car ils n’ont et ne peuvent ävoir aucune influence sur votre sort si votre Mcessant labeur repose sur les qualités solides que nous avons mentionnées er tête de ce modeste travail.
Demeurez toujours convaincus que vous aurez votre tour; un peu plus tôt, un peu plus ttärd, qu'importe! puisque pour l'honnête sH@mme laborieux la récompense se goûte dès h'il a commencé sa tâche.
ais il ne faut pas seulement travailler avec rgie; il faut encore veiller à ce que cette ergie ne s’émousse point par lassitude ou jar faiblesse physique. Il faudra donc vous Wbacher à vous donner des forces, : vous iBeurer une santé robuste en même temps une volonté opiniâtre, car la vigueur phyue est nécessaire pour assurer l'énergie rale, et la résistance matérielle n’est pas Mbins utile que la résistance intellectuelle