‹ Le moyen le plus sûrChapitre 14 sur 26 · LE COLONEL, LE COMMANDANT DUTAC · texte numérisé non relu

LE COLONEL, LE COMMANDANT DUTAC

DUTAC.

Eh bien ! de Verrières, allons-nous faire cette promenade ? Je vous ai fait attendre , peutêtre?

LE COLONEL

Bah ! j'ai bien autre chose en tête. Imaginezvous que ce petit sergent que j'avais pris ce matin pour secrétaire , vient , malgré mes ordres, de s'en aller je ne sais où, emportant des papiers conGdentiels qu'il peut laisser voir à l'un et h l'autre. Concevez-vous une pareille équipée , Dutac ?

DUTAC.

Ah ! oui; ce jeune homme qui travaillait là , tout à l'heure? Très bien, ma foi! joli soldat; j'ai pris sa mesure. Mais, hâtons-nous; je suis sûr que votre femme s'impatiente, ainsi...

(Il fait un mouvement pour entrer chez Adèle.) LE COLONEL, élevant la voix.

Un instant. Je veux avant tout cclaircir cette allaire, et je vous prie de me dit e, commandant Dutac, si vous savez ce qu'est devenu le sergent Dar...

DUTAC, l'interrompaiU vivement.

Allons, voilà que vous vous fâchez, de Verrières ! Que diable ! il ne s'agit ici que d'une bagatelle.

LE COLONEL

Il s'agit d'une infraction à mes ordres.

DUTAC.

Eh bien ! eh bien! ce jeune hr unie , ce sergent, je l'ai emmené chez moi parce que...

LE COLONEL

Et qui vous a permis de disposer de mon secrétaire ?

DUTAC, à part.

Ah! mon Dieu, il se fâche tout de bon. (Haut.) Voilà: Nous étions là à causer et... Imaginez-vons, mon bon de Verrières, ce jeune homme est mon parent, oh! mais parent très près : c'est mon neveu.

LE COLONEL

Votre neveu ! Vous m'avez toujours dit que vous étiez sans famille.

DUTAC.

Je le croyais, je l'ai cru long-temps; mais, enfin, la sympathie, la voix du sang... Oh! la reconnaissance a été superbe ; j'en suis encore tout ému, ouf!..

LE COLONEL

Enfin, qu'importe? cela n'explique pas la disparition de ce sous-officier et des papiers que je lui avais confiés.

DUTAC.

C'est cette reconnaissance, voyez-vous? mon excellent ami , cette reconnaissance pathétique qui nous avait singulièrement troublés; alors je lui ai dit : Cousin !..

Vous prétendiez que c'était votre neveu.

DUTAC.

Oh ! neveu, cousin, chez nous c'est la même chose. Je lui ai donc dit: Neveu!..

LE COLONEL

Commandant, je suis bien fâché de vous le dire , mais vous me trompez.

DUTAC.

Qu'entends-je, de Verrières? c'est à moi que vous dites cela ! (A part.) Fâchons-nous et partons, car, en vérité, je ne sais pas mentir. (Haut.) Mon Colonel, un vieux soldat comme moi, qui a douze campagnes et trois blessures, ne peut supporter un pareil langage et je me retire.

LE COLONEL

Non pas avant de m'avoir expliqué votre conduite et celle de votre prétendu neveu.

DUTAC, à part.

Je ne saifi plus que lui répondre... (Haut.) Je vous le répèle , Colonel : un pareil interrogatoire, notre vieille amitié, tout cela m'aflecte à un ijoint .. .le no suis pas à mon aise, je sens que j'ai besoin de rentrer chez moi, et je vais...

Ui

LE MOïEî* LK PLUS SUR.

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