SCÈNE XVIII
PINSON, DUTAC, ADÈLE, LE COLONEL, LE DOCTEUIi.
ADÈLE
Eh bien ! Commandant , le mal a disparu ?
DUTAC.
Oui, Madame, disparu, grâce à Dieu!.. (A part.) En route pour l'Afrique.
LE COLONEL
Ah çà ! OÙ est donc le sergent Dar...
DUTAC, l'interrompant.
Il est parti. Ne vous occupez plus de ce jeunehomme ; c'est moi qui me charge de son avenir... Est-ce que nous ne déjcuiions pas, Colonel?
LE COLONEL
Ah! vous avez raison. Docteur, vous déjeunerez avec nous; Dutac vous a fait une si belle peur que vous avez besoin de vous réconforter.
LE DOCTEUR
Colonel, quand j'ai ma trousse, je ne crains personne.
LE COLONEL
Je le crois pardieu bien.
PICARD, à la porte du fond.
Madame est servie.
Très bien!.. Commandant, me donnez-vous la main ?
DUTAC.
A vos ordres. Madame.
PINSON, tirant Dutac parle pan de sa capote.
Commandant, avec la permission de Madame, où vend on le petit vin qui vous avait si joliment tapé sur l'oreille ? Ça doit être du chenu.
DUTAC.
Ivrogne!..
(Il va offrir la main à M"^' de Verrières.) PINSON, à lui-même.
Ce n'est pas le vin de la mère Papotte , bien sûr.