SCÈNE t
BAPTISTE, puis BEAUMIGNON.
BAPTISTE
LM je viens d’ouvrir la grille toute grande; quand madame reviendra do Toulon, où elle est allée voir lancer U Duquesne, sa Toiture pourra l’amener jusqu'au bas du perron... (/fruit de verres brisés.) Qui est-ce qui fait tout co tintamarrc-lb? [Il ra regarder au deuxième plan à droite.) Mis^ricordel un cheval qui ga.o, pi *Ut et dociles I H y a un homme sur |echnvr*l... Pâtatras!... homme et Mie, hh voilà tombés dan» la meten- Bièret... L’homm- doit Cire tué; non, il se '«lève, il accourt par mi... C’«u B a u mignon, — • »t-il devenu fnu?
beacmignon, entrant de droite par la porte- fenêtre .
Avez-vous vu ma femme ?
BAPTISTE
Votre femme?
BEAtrMrCNOM.
Elle est rentrée, n'est-ce pas? murée furtivement avec doux hemmes?
BAPTISTE
Non.
BEArMTflNON.
Hein ? Il n*y eu avait plus qu’un I... je ra’en doutais.
BAPTISTE
Elle n’est pas rentrée du tout.
BEAUMIGNON.
Pas rentrée 1... Et elle é a i i aitio du Toutes avant moi !
BAPTISTE
Si tous avez fait la routa t mjours du même train...
BEAUMIGNON.
C’est juste 1 j’ai fu dépasser la carriole, cette infernale carriole où ma femme est comme feu Suzanne entre deux vieillard 4 , dont un jeune pour mon malheur 1
BAPTISTE
Comment! c’est après votre femme qae vous couriez si fort?
BEAUMIGNON.
On 1a regardait trop à Toulon; je l’avais confiée au docteur Da nte: s que j’avais rencontré sur lo port pour qu il la ramonât tout do suite ici. Le docteur est vieux et tetdv jo pouvais donc avoir confiance... mari ■ j’appns b'éniôt qu au heu d être d^ux, ils étaient trois dans la carriole, le troisième était le neveu du docteur... Et ce neveu, c’est mon carabin... mon affreux carabin... revenu de l’autre monde. Je pris ma course pour le» ra lrapper ; on voulut m’airôter... m arrêter !... qaand ma femme courait 1m chamfM... arec... »b!... A ce m'imeif je me cogne le front contre...
BAPTISTE
Un mor 1
BEAUMIGNON.
Non»., centre un cheval qui mangeait tranquillement son picotin à la porte d’une auberqo. Je Haute sur I animal, je 1 enfourche, je lui mets lo-» tain*» dan» le ventre, et il part au galop... San» bride, sans selle.. .j’excite ma monture de la voix, des genoux, de» pieds ; je la pince, ie la mords. Rite ne courait pins, elle volait. Encore quelques minutes, et j'atteignais la carriole... Tout à coup ma bête quitte la route et » jt-lle n pan rhe; je veux la i amener, impossible 1 Do folle qu’elle était elle devient enragé»» : eilo saute ris haies, franchit 1 s fossé», pa^so les ruisseaux à la nage, enfin je poids l’équilibre. je gh»*e, jo tourne ; mais saisissant la crinière, k m n ctoraptwv 0 * n criant : Oh ! l’arriverai avec toi, maudite bête, desjui ou dessous, et jo suis arrivé... dessous...
BAPTISTE
Voilà un voyage l Avec tout çi, vous avez volé un cheval.
BEAUMIGNON.
C’est vrai ; mate quand 'a jalousie me prend, jebri e erais n’impone quoi 1 je tuera» n’importo qui!
BAPTISTE
Ce pauvre cheval doit être mur; ; il est tombé du porc dan* le potager. (Il va à droite.) Mais non, il est debout : if dévore nvs légume, t. tréptgnu sur tout. — Mon j»rdiu e^t perdu. [Il sort en courant et en criant.) Oh I oh 1 veux-tu finir, animal !
BEAUMIGNON.
Perdu!... son jardin! il cm sûr do le retrouver; tandis que moi, ma femme... Si je remontais sur ce cheval enragé I... Non, in< s force» sont è boni ; je suis brisé, rompu, moulu ; as-eyoos-nous. (Se relevant vivement.) Non, je ne peux pas... teuir on place et je vais...
Baptiste, en dehors.
Beaumigion ? il est dans la grande salle.
DAMIENS
C’est bien, mon ami ! c'est b» n 1
BEAUMIGNON.
On me demande, c’est mu femme qu’on me ramène. Le docteur ne l’auia pas quittée; mais sont-ils deux, soul-ils tiots?