scène vu
LA MARQUISE, JACQUES, DELATOUft.
dblatour, à la marquise.
Vous no dotez pas plus vous étonner do me voir dans cette maison, madame, que jo ne suis surpris, moi. do tous y rencontrer... je vous avais d’ailleurs annoncé ma visite à cet homme... Jacques, je vais droit au but qui in’amène... jo mo nornmo Dclatour, et je viens vous redemander mon fils.
Dclatour !
JACQUES
LA MARQUISE
Mais, monsieur, vous devez savoir..
DELATOLR.
Jo sais tout ce qu'a dû tenter votre implacsblo haine... mais
LL MUET
1» crime quo la télé a conçu, lo bras hésito parfois à l’accom- Ecoutei-moi, Jacques, je revenais en France arec une ortune... trois cent mille livres... la moitié do cette forlu no était pour mon fils, l'autre moitié pour celui qui me l'aurait rendu.
J acquis, à paru Cent cinquante mille livres I !
DB LATOUR
La marquise a dit b sa sœur : Votre enfant est mort... Dismoi que la marquise a menti, dis-moi que tu as caché, perdu cet enfant, mais qu’il existe., dis-moi cola, et no crains rien de la colère de cette femme... je to défendrai contre elle... ne crains plus la misère, je te ferai riche...
Riche !
JACQUES
u, marquise, tirant froidement un papier de ton tein.
Vous ne douterez plus do co que j’ai dit, monsieurquaod vous aurez lu cet acte authentiquo que m'a remis cet homme il y a quatorze ans, et dont, tout h l’houro encore, il m’attestait la validité.
Jacques, à paru Oh ! les galères ! les galères !..
dblatocr, après avoir. U».
Vous l’avez donc fait assassiner, madarao T
U MARQUISE
Vous ôtes en délire, monsieur... Si vous no voulez pas le complet déshonneur de notre nom... calmez-vous, Madeleine conduit ici Clcmonco et son mari. {On voit passer au fond d gauche sur le balcon, Madeleine qui conduit monsieur et madame de Grandpré. Ils entrent par U fond.)
SCOPIE VIII.
Lra Hius, MADELEINE, CLÉMENCE, DE GBANDPRÉ SIMONNE.
clémence, à Madeleine.
On no m’avait donc pas trompée, Madeleine; co jeune homme dont toute une ville hier admirait lo courage est votre protégé, votre enfant d’adoption?
Oui, madame.
clEmence, à part .
Ma sœur, monsieur Delatour, ici ensemble!.*.
DB GRANDPRÉ
Vous l’avez recueilli, nous a-l-oii dit encore, l’hiver domicr expirant de froid et do besoin.
madblejns.
C’est vrai, monsieur.
DE GRANDPRÉ
Vous svez fait U une bonne action, Madeloino.
■ADBLSIMB.
Oh ! j’en ai été bien récompensée, monsieur ; car c’est pour moi, c’est pour venir en aide h ma misère que co pauvre enfant n'a pas craint d’exposer ses jours.
CLÉMRNCB.
Jo veux h l’avenir me charger du sort de cet enfant,
MADELEINE, à part.
Die!
CLÉMENCE
Vous permettez, u’ost-co pas, monsieur, que jo sois do moitié dans la bonne action do Madeleino?
DB GRANDPRE.
Sans doute; où est ce jeune homme?
U, dans ma chambre.
DE GRANDPRÉ
Eh bien! Madeloino, amenez-nons-lel
MADELEINE
Oui, monsiour, oui...
JACQUES, à Madeleine.
Madeleine!!!
Madeleine, s’arrêtant.
Oh! mon Dieu! ce médaille», ce portrait!., si Maurice aîlatl la reconnaître !
CLEMENCE
Eh bien! Madeleine?
MADELEINE
C’est qfto le pauvre enfant tombait do fatiguo en arrivant, il repuBe, et je...
SIMONNE
Mais non, Madeleine ; je l’entends aller et venir dans la chambre... Je vas le chercher, moi, ce cher enfant. ( EUe entre dans la chambre.)
la marquise, bas à Jacques.
Si Madeleine allait parler I
Jacques, bas.
Ohl non, madame, elle so taira, elle l'a juré...
dr grandpré, à la Marquise et à Delatour.
Le récit quo nous a fait hier Clémence do la conduite de cet enfant, vous a donné, comme b mm, lo désir dolo connaître?
LA MARQUISB.
En effet!
DE GRANDPRÉ
En me rendant au parlement d’Aii, je mo suis détourné do ma route pour accompagner jusqu’ici madame do Grandpré, et je suis heureux do vous revoir encoro nno foi* avant mon départ. Mais qu’avez-vous, madame la marquise... souffrezvous?.. Madeleino, n’avez-vous pas quelques rafraîchissements?
Madeleine.
Mous n'avons ici que do mauvais vins et do l’orangeade, monsieur.
LA MARQC18B.
Donnez-moi un peu d’orangeade... cette chaleur me tue. (Uns à Jacques.) Veille sur Madeleine comme je veille sur toi. (Madame de Grandpré et Delatour viennent près de la Marquise.)
Jacques, rivement.
Madeloino, laisse-moi servir ces dames et ces messieurs... C’est que, voyez-vous, ce matin encoro. cllo n’olait pas bien ma pauvre Madeloino. Reste là, femme, reslo là. (Ras.) Pas t.n mot do l’enfant, ou nous sommes tous perdus. (A part et regardant la Marquise.) Cent cinquante nulle livres... on mo les aurait données!.. Oh! si cette femme pouvait mourir... (Jt s'approche du bahut pour y prendre des verres qu'il emporte avec la fiole d'opium.)
LA MARQUISE
Ce n’est rien, ma sœur. (A Delatour.) Monsieur, jo vous remercie.
Simonne, rentrant de gauche avec Maurice.
Voilà notro cher Maurice (Jacques dit à Simonne de le suivre. — Ils sortent par le fond, à droite, j