SCÈNE IV
JACQUES, seul.
“ is ’ c "«- < CUnmu ,l £ lUarquiic sortent du pavillon ; Jacques remonte vers le fond.) Ÿ
SCÈïIJD V.
JACQUES, LA MARQUISE, CLÉMENCE, Mrt.nl toute, deux du pavillon.
CLÉMENCE
.*..> < SiS,“’ madamo ” «*"•« *i- i*
U MARQUISE, d por/.
Jacques I ici?
clémbnc*, allant à Jacques.
Vous avez tu Cesaire?... JI est allé ch» voua do ma part.
n ... a JACQUES.
Oui, madame.
CLÉMENCE
Et TOUS m’amenez ce pauvre enfant?
la marquise.
Qu’a-t-il fait?... que va-i-il dire?
clémence, cherchant des yeux .
Oî» est-il donc ? *
il n est pas avec moi, madame ; jo suis venu soûl. la marquise, à part.
Bien! ( Elle remonte , puis s'approche doucement de Jacques.)
CLBÎtl.Ni.R. * '
Seuil... et pourquoi?
JACQUES
-K° “*,* yioIe ? 1 a 8aisi Maurice, tenez, juste un moment
Comment? “ HARQü,SB *
Jacques, a la Marquise qui U regarde fixement. uur, madame la marquise, beaucoup de danger.
LA MARQUISE, à part.
AU ! le malheureux!... Ma pensée «'allait pas jusque-là.
CLÉMENCE
P.urro enfant !.. je porto donc meilleur «loue ceux que j'aime» Jacques, fui remonte au fond.
rtutres d mSs fcu» Grandpré qui revient avec
« autres messieurs .. Vous permeittz que je retourne chez noua?
LA MARQUISE, bas.
Pas encore, je veux te parler.
JACQUES
-Jl® îlïî^î! 1, i ,alte ? d / ai le? ordres do madame... (A part malhi^ri ^ Ifawiis».) Antn'i indice, aucun «ympldmof.fîS manieur! ma mun aura treuil, le! (H tort par la caucA. — ' accom e tt » ni * « * Vt latour, JuTp^r la
SC ÈNE VI-
CLÉMENCE, LA MARQUISE, DE GRANDPRÉ, DELATOUR DUBOIS, (mu CÉSAIRE. ’
clémence, allant d son mari.
Mon ami!
de crandprb, fui donnant un baiser sur le front Chère Clémence .. ( A Délateur et à Dubois.) Je vou's remercie, messieurs, d être venus au devant de moi.
DELATOUR
noïrTux Ïïffiïï ™ ri “’ d0 " 0,re e "‘ pre ~. •» -où on
DE GRANDPRÉ
Jo puis tous être utile?
DUBOIS
A moi seulement.
DELATOUR
Ou plutôt à nous deux... car ce sera m'obliger que do rendre service à mousicur Paul Dubois, mon compagnon de voyage. dubois.
Voici do quoi il s'agit ; la corvette la f.konu met 4 la toile r r U "7 0 J*6° aul0 “ r du 'non, Je... l'un des chirurgiens de 1 expédition renonce à rembarquement... jo deairo le remplacer, et cette faveur m’est assurée, si vous daignez me recommander au commissaire général do la marino.
DF. CRANItrnÉ-
a uoe . aei,a ' ,on k ‘ hri]o que m , maîtriser. ( Jl vient s asseoir sur le franc.)
r n n „ , CLÉMENCE, allant à lui.
tn effet, vous paraissez souffrant, voua im hooni» h- ~
DB GRANDPRÉ
! C est inutile. Je préfèro rester ici.
c . DELATOUR.
ai nous sommes importuns...
DE GRANDPRÉ
caïeu r. 5 ® ’ 05 dl!lra<:1 ions de U route n'ont pu It
umaoutss.
m«T d “ pr0C * 3 am ™ 1 fB appelait au parle- „ . »« c. lut di> a à.
gfcttstsÆiï ; ïiîüïïsjLfir
CWmcnc mit dei oui d au droite « appalttrt SS^*‘~ n .. cuaaiKB, A part.
DE GRASDPIIÉ
T- ri.-. DELATOUR.
in^r.^“^-i 1 “«oend U „nerm. f4 a un
Peut-être t “
Comment f Iora '
K ni ORATOPni
Ecouter : un homme noble, riche, jouimant de l'estime, de h
LE MUET
considération générale et les méritant, avait épousé une jeune r flll'- 1 qu’il adorait... il avait mis en elle tout son bonheur, toute ' m confiance... elle le trompait I... cette malheureuse avait un amant... De sa liaison coupable qui avait, dit-on, précédé son mariage, de cetto liaison un enfant était né.
ta marquise à CLBMbNCB, involontairement.
Un enfant I
degrardmé.
Oui, tin enfant !... et par une ruse infime, è l'aide d’un tissu de mensongif Ma criminelle épouse avait introduit cot enfant sous le toit conjugal.
CLÊUKKCB, « part.
Pardonnez-moi,soigiieur,jWaisfaitcommecrUefemme,moi!.
DK GR ARDPRli,
Lo mari offensé apprit tout enfin ! il voulait laver «on offense dans le sang do son rival... Ce rival lui était inconnu, il demanda à cette misérable le nom de son complice, elle refusa de le HO ni mer... Alors, lie voulant pas que son outrage restât impuni il o frappé mortellement sa femme, puis il s’est remis aux mains de la justice... l’accusation prétendait, pour donner h ce meurtre tout l’odieux d’un crime, que ce mon, soi-disant rongeur de sa dignité, avait connu, avant son union avec celte fille, |© mystère scandaleux de sa conduite passée... mais c’était supposer (absurde, l’impossible !.... l’accusation a menti. L’homme qui porte uu nom estimé n’a pu accepter d'avance un pareil deanonneur.
clémercr, de plue en plue émue.
Que dit-il ?
dilatocr, à part , regardant Clémence et de Grandpré.
Est-ce une épreuve?... est-ce uno vengeance?
DE CRASiDPRK, COflftTI Win/.
Le meurtrier s’était accusé lui-même; il no cherchait pas h défendre sa vie... ma conscience a di) l’absoudre; j’ai fait acquitter cet homme.
crsairb, qui a ttmi le récit avec intérêt.
Acquitté!... ah! bravo! ah! bravo!
DR GRAKDrixÊ, sévère ment.
Césaire!
DUBOIS
C’est l’opinion publique qui parle.
Dit. atouti, sa levant.
Cet homme était un assassin !
DR grardfbé, sa levant autsi.
Il no lui a pris quo 1a vie i cetto femme qui lai avait volé son
honneur... pas de pitié pour l'épouse coupable... Dieu jugera l’homme... Moi, qui, h sa place, l’aurais imité, je lo sons, je lui ai fait grâce 1 (A Clémence qui détourne les yeux avec effroi.) Clémence, est-ce que vous me condamnez, vous?
ciAmircr.
Non... la première coupable a été punie et c’est bien assez d’une victime.
césAiRB, à part.
Ah! on peut tuer sa femme et on n’est pas pendu pour ça? jo m’en souviendrai.
DK grandeur, à Duboi *.
Monsieur, si vous voulez passer chez moi, je vais écrire la lettre que vous m’avez demandée. Tu viens avec nous Delatour? DIUTOUR, qui contemplait Clémence.
Sans doute ! (A part.) Pauvre Clémence! comnio elle a souffert!