CÉSURE
Oui , — c'est à votre intention, surtout, que je me suis absenté. Rosine, à part.
H me dit ça d'un air inquiétant. [Haut.) Me laisser si longtemps seule, vous, — quiètes d'une jalousie!
CÉSAIRB.
Je ne suis plus jaloux... (à pari) qu'en dedans [Haut.) D'ailleurs, jai un projet.
ROSINE
Contre moi?
CÉSAIRB.
Ainsi , ne vous gênez plus , madame , soyez aimable , coquette,
: ça ne m'inquiète plus; — giâce à ce que je rapporte de Toulon , vous n’en avez pas pour longtemps. (./ part.) Jo nie ràcxpAlri». J’ai retenu deux places sur le navire la Licorne.
rosinb , à paru
Pas pour longtemps!
CÉSAIRB.
Fn attendant, voici an petit papier dont je t'invite à faire ta lecture assidue. (Il lui donne uni mprimé.)
ROSINE
Ça , — merci , — c’est le jugraeot qui acquitte ce scélérat de mari qui a tué sa femme.
CÉSAIRB.
Justement; — il y » une image, son portrait; je le ferai encadrer pour orner ta chambro.
CÉSAIRB.
Ça u'empê^be pas quo ce jugement-lâ tait un fier honneur à ! monsieur de Grandpré.
ROSNE
Honneur! Je sais ce qu'on dit dans le pays et dans les environs. — Il faut croire que monsieur en uura été instruit , car il est d'un sombre... Pour sûr il se repent de ce qu'il a (ail. — Aussi.
! je vous en préviens, gare au premier m.in brutal qui lui tombera sous la main, pour le punir du n'avoir pas fait pendre l'un, il fera ecarteler l'autre. Voilà, monsieur, voilà te qu'on gagnerait! tuer sa femme. (EUe sort et heurte Baptiste qui entrait.)