‹ Le muet drame en six actesChapitre 40 sur 55 · SCENE XX · texte numérisé non relu

SCENE XX

BAPTISTE, CÉSAIRB.

BAmsTt, s'approchant doucement de Césaire, en regardant du côté de la chambre.

Ce que c’est que do nous, hein ! Clé pauvre marquise qui était arrivée si bolle et si pimpante... la voilà rouchee sur un lit do parade... Est-elle changée?., l'avez-vous vuo?

CESAIRE.

Non... ces choses-D me donnent le cauchemar; et je ne suis pas fâché d’être obligé de retourner h la ville porter les lettres d'invitations pour la cerémuni** de demain ; si j'avais pu emmener ma femme... mais pas moyen .. madame en a besoin.

BAPTISTE

le vas trouver la mienne, et lui anooocer une chose qui no lui plaira guère.

CÉSAIRB.

Quoi donc ?

LE MURT.

BAPTISTE

Fn attendant qu'une sœur du courent de Sainte-Honorine soit arrivée, c'est madame Mil ou? flot qui veillera La marquise... elle pas» ra une iritte nuit,

• CéâAlRB.

Quelle idée ! pendant mon absence, ça occuperait ma femme, désagréablement.

BAPTISTE

Au fait, vous arc z raison... voilé uno idée de jaloux. c&bairb.

On sort de la chambre, jo vas arranger ça avant do pariir... Rosino sera malade du n<*ur toute la nuit, et moi ie serai tranquille ! Venex, renet. (/! sort avec Baptiste.)

SCC VU XII.

DF. LA TOU R, puis MAURICE. (De/atour descend les marches en s'arrêtant pour regarder encan dam la chambre.)

DRLATOUR.

Mo suivra-t-il? Depuis ce matin, les événements se sont succédés avec une si terrible rapidité, qu’il ne m’a pas été possible d'êtro seul un moment avec Maurice, depuis que je sais que la Providenco iu’a conserve mon fils., mon fils ! oh ! comme mon coeur bat h cette penne.», j ai un lüs. et ne pouvoir lui dire... non, ici, je dois ine taire; mais demain, Maurice saura tout... car demain j’aurai quitté retle maison on empoi tant mon trésor, mon enfant! Quelqu'un, c'est lui !.. En le regardant, lui si beau, si brave, j'oublie tout ce que j’ai perdu, tout co que j'ai souffert.

Maurice, allant à Dclatour.

Me roi là !

DRLATOUR.

Tu m’as deviné... tu es venu ; merci, mon enfant. Laisse ta main dans les miennes, laisse-moi lire dans tes yeux... si ta savais comme je suis heureux ainsi... Pourquoi, malgré les observations do AI. do Gnmdpré, malgré mes prières, pourquoi voulais-tu rester dans cette chambre où se dcploio un si lugubre appareil ?

maori ca.

Parce gu' elle est là !

DELATOUR

Oui, jo comprends, lu no voulais pas quitter raadamo de Grandpré.

MAURICE

C’est cela.

DRLATOUR.

Tu l'aimes donc bien?

MAURICE

Comme on aime Dieu t

Page 1