‹ Le muletier de Tolede operacomique en trois actesChapitre 15 sur 73 · PREMIER COUPLET · texte numérisé non relu

PREMIER COUPLET

Partout je cours, je galope à la ronde,

Et par état chérissant tout le monde.

Par ci par là, j’embrasse brune et blonde Sans demander permission pour ça.

Mais, près de vous, signorita.

Lorsque je rêve un baiser doux et tendre, Sans trop savoir si Ton peut l’accorder, Non-seulement je n’ose pas le prendre,

Je n’ose pas même le demander.

EI.VIRE

DEUXIÈME COUPLET

En soutenant une lutte incertaine,

Vous me sauvez, quand vous venez à peine De protéger, de défendre la reine,

Qui ne pourra vous en remercier ;

Pour elle ici, beau muletier,

Je puis me faire et généreuse et bonne.

Je ne voudrais, pour moi, rien accorder ; Mais pour la reine, il se peut que je donne Ce qu’on n’osait pas même demander.

MANOEI..

Quoi! se peut-il? 6 joie inattendue!

ELVIRE

Embrassez-moi pour l’avoir défendue.

manOel, apres l’avoir embrassée.

Oh ! maintenant je suis au désespoir !

ELVIRE

Au désespoir de m’avoir embrassée ?

MANOEL

Oui, je ressens une flamme insensée,

Et l’étouffer n’est plus en mou pouvoir !

Avez-vous là quelqu’un pour vous entendre ?

Avez-vous là quelqu’un pour vous défendre?

Page 1