‹ Le muletier de Tolede operacomique en trois actesChapitre 16 sur 73 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

ELVIRE

Mc défendre, et pourquoi ?

MANOEL

Pour vous défendre contre moi,

ELVIRE

Contre vous?

Contre moi :

Car mon cœur cède au feu qui le dévore,

Et je veux, oui, je veux vous embrasser encore.

ELVIRE

Ah ! c’est à mon tour d'avoir peur;

Vouloir m’embrasser, c’est indigne!

Si vous ôtes homme d’honneur,

De m’offenser vous aurez peur.

MANOEL

Non, je n’ai plus peur d’avoir peur.

Mon cœur palpite, et c’est bon signe, L’amour qui fait battre mon cœur Dissipe ma sotte frayeur.

ENSEMBLE

MANOEL

Non, je n’ai plus peur d’avoir peur, etc.

ELVIRE

Àh ! c’est à mon tour d’avoir peur, etc.

MANOEL

Non, plus de crainte, Plus de contrainte, Soyez la sainte En qui j’ai foi.

ELVIRE

Eh quoi ! sans crainte Et sans contrainte, Cette complainte S’adresse à moi ?

ENSEMBLE

MANOEL

Non, plus de crainte, Plus de contrainte.

Soyez la sainte, etc.

ELVIRE

Et quoi ! sans crainte Et sans contrainte, Cette complainte, etc.

(.1 la fin du duo, ilanoët , « genoux, lui baise la main au moment don Pèdre, don Salluste et don César paraissent au fond.)

où

DON PÈDRE, «percevant Elvire.

O ciel!

ELVIRE

Ah! ( Elle sort pivcipituiinneut par la gauclic.)

MAÎSOEL.

Eli bien! elle m’échappe... ( Apercevant les aoigueurs. ) Dali ! je la retrouverai plus tard, (n sort par le fond . )

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