ACTE II
Bien souvent,
Du couvent,
Un enfant Se défend,
Il s’y rend,
En pleurant;
Et pourtant.
Au couvent,
Bien souvent On peut rire.
Maintenant Je soupire.
En rêvant Au couvent.
Sans tourment.
Sans amant,
Et sans garde.
On apprend,
On bavarde,
En vivant,
Au couvent.
Ce moment Est charmant.
Rien n’attriste,
On existe,
Au couvent,
En dansant.
En chantant,
Souvenir séduisant.
C’était moins imposant. Mais bien plus amusant, Que ma cour d’à présent.
Le couvent, ah ! vraiment.
C’est un séjour charmant !
Je n’avais là ni sceptre ni couronne,
Ni courtisans, ni flatteurs, ni valets.
Je n’étais pas enchaînée à mon trône, Emprisonnée en ce triste palais.
Sans m’effrayer de ces féroces meutes,
Qui dans ma cour grondent en me suivant.
C’est toujours moi qui faisais les émeutes Pour effrayer les nonnes du couvent.
Souvenir séduisant.
Que c’était amusant !