ACTE H
BEATRIX
Oh ! Majesté, uon, non, je ne dois pas permettre.... (Elle bai»»c
sa tête pour recevoir la couronne.)
ELVIRE, bas.
Elle ne doit pas permettre, mais elle permet très-bien, (a carraen. ) Le manteau...
Le voici.
BÉATRIX
Le manteau aussi?... Oh ! non, un tel excès d’honneur !...
(On lui met le manleau).
ELVIRE
La tète haute maintenant, madame la duchesse... Marchez,
marchez un peu. (La Duchesse marche avec une nobles»» affectée.)
BÉATRIX
Qu’en dit Votre Majesté?
ELVIRE
Vous êtes superbe... Et il nous vient une idée, duchesse... Nous voulons de vous, la plus noble personne de nos Etats, une leçon de royauté, nous voulons que pour tout un jour vous remplissiez notre rôle.
BÉATRIX
Eh quoi !... je serais ?...
ELVIRE
Vous cacherez vos nobles traits sous un voile... Le carrosse des grandes cérémonies est là qui nous attend, c’est vous qu’il emportera tout à l’heure à notre place.
CARMEN^ bas.
Je comprends...
ELVIRE
C’est pour vous seule qu’aujourd’hui ou criera : « Vive la reine ! »
BÉATRIX
Et la reine, ce sera... moi... muiBéatrix de Calatrava... Mais c’est à en perdre la raison !
CARMEN, bas.
Alors, Majesté... c’est elle...
ELVIRE
Qu’ils enfermeront au couvent... On vient!... Vite, sortez par ici, duchesse... Je veux dire : Majesté!... (Kilo u fait sortir par «me
porte dérobée.)