SCÈNE XI
Les Mêmes, moins MANOEL.
ELVIRE, à part.
Ah! l’on veut m’enlever... dans un carosseî... Non !... il n’en sera rien, et c’est vous qui allez me seconder, madame la
Camarera. (Aux Dames de sa suite qui sont restées au fond.) Approchez,
mesdames...
BEATRIX
Eh bien! Majesté...
ELVIRE
Nous voulons retourner à Leon.
BÉATRIX
Mais, Majesté... la cour est assemblée ici...
, , elvirk.
Je rn y ennuie...
BEATRIX
Cette fête que l’on préparé?...
, . ELVIRE
Lue ni ennuiera...
BEATRIX
Cependant, les devoirs d’une reine...
ELVIRE, avec intention.
Oh! ne me parlez pas de ces lourdes obligations que m’impose mon titre de reine. Vous savez bien, duchesse, que ie n’étais pas née pour le trône !... * H J
BÉATRIX
Oh ! je ne me permettrais pas... de penser...
ELVIRE j même jeu.
Pensez, pensez, je vous le permets, moi. Oui, c'est une erreur du sort qui m’a placé sur ce trône, qui conviendrait mille fois mieux a une personne... plus grave... plus imposante... à une personne comme vous, madame 1b duchesse.
BEATRIX
Comme moi ?... .
ELVIRE
Pourquoi non?... Vous êtes Calatrava... madame!...
BEATRIX^ fièrement.
C’est vrai, je suis Calatrava*...
ELVIRE, à part.
Elle y vient. (Haut.) Qu’une couronne royale siérait bien à ce lier visage!...
BÉATRIX
Oui... je conviens... que peut-être... Mais où va s’égarer votre loi esprit?... D
ELVIRE, à part.
Allons donc... (Haut.) Carmen, la couronne !...
CARMEN
La voici, Majesté.
BÉATRIX
La couronne !... Que veut en faire Votre Majesté?
ELVIRE
Duchesse, je veux moi-même, pour un instant, la placer sur ce noble front ! •