SCÈNE XII
GÉHAKD, CAMILLE.
CAMILLE
El moi, je suis d’avis, et ce, sans plus attendre, D’aviser au plus vite aux mesures à prendre.
GÉRARD, i part et la regardant.
Oh! si de son amour j’étais sûr seulement!
CAMILLE
Au cas où surviendrait un nouveau changement, Vous sentez-vous de force à soutenir la lutte?
GÉRARD, un peu effrayé.
La lutte?
CAMILLE
A quelque coup que nous soyons en butte, Tiendrez-vous bon?
GÉRARD, énergiquement*
Oui ! (Moiiisunt.) Mais...
CAMILLE, i pari.
11 faut l’encourager,
Sinon, Tl m’abandonne au milieu du danger.
GÉRARD, & part.
Oh ! si de son amour...
CAMITI.E.
Voyons, quoiqu’on insiste,
Supposez que ma mère en ses refus persiste.
GÉRARD
O ciel !
CAMILLE
Que feriez- vous?
GÉRARD, arec énergie.
Il faudrait... (mollissant) y songer.
CAMILLE, résolument.
Moi, je suis prête à tout! (Bai.) C’est pour l’encourager.
(Haut.)
Et vous?
GÉRARD, arec éclat.
Moi! (Mollissant.) Dame... et vous?
CAMILLE, à pari, arec impatience.
Il faiblit, il recule ;
Ah! j’y renoncerais... n’était mon cousin Jule !
(Haut.)
Eh bien, sachez-le donc, ma mère, pour époux,
Me destine, à cette heure, un tout autre que vous.
GÉRARD
Quoi!... vous?... un autre?... O ciel ! mais ce serait infâme!
CAMILLE
Si vous n’y pouvez rien, qu’v puis-je, faible femme? Et c’est à mon cousin qu’elle veut m’engager.
(A part, en soupirant.)
Mais... je ne l’aime pas. C’est pour l’encourager.
GÉRARD, A part.
-Oh! si de son amour j’étais...
Un autre.
CAMILLE, timidement.
Puisque... j’en aime...
GÉRARD , ému.
lîn autre... et... qui?
Tout à l’heure.
CAMILLE, raîme jeu.
Je l’ai dit ici même,
GÉRARD, ae rapprochant d’elle.
O ciel!... vous...
(Haut.)
C’est...
Oh ! dites...
CAMILLE, à part.
Il faut abréger.
GÉRARD, suppliant.
CAMILLE, bien bai.
Vous !
GÉRARD, rari.
Moi!
CAMILLE, à pari.
C’est pour l’encourager.