‹ Le mur mitoyen comedie en deux actes, en versChapitre 5 sur 58 · MADAME DURAND, CAMILLE · texte numérisé non relu

MADAME DURAND, CAMILLE

MADAME DURAND, regardant autour d'elle.

Eh quoi ! personne ici !

Nous sommes cependant en retard, Dieu merci 1 Ils devraient être là, tandis que nous y sommes; lis ne sont pas polis pour être gentilshommes !

Ainsi, c’est convenu, petite...

CAMILLE

Non, maman,

J’aime mon cousin Jule.

MADAME DURAND

Ah! Camille, un moment :

Cessez de tels propos, ma fille; ce langage N’est pas de votre sexe, encor moins do votre âge,

Ni de celle surtout qui doit être bientôt L’épouse du marquis Gérard de Bcauehâteau.

Ton cousin s’appelait Renaud, nom ridicule,

Renaud! Renaud tout court...

CAMILLE

J’aime mon cousin Jule.

MADAME DURAND

L’autre est noble ; et, vois-tu, les nobles, entre tous,

Par un je ne sais quoi se rapprochent de nous :

C’est le... c’est la... c’est leur... je ne sais comment dire; Mais qui rit de cela vraiment a tort do rire.

La couronne au mouchoir, le nom sonore et long Qu’avec un grand fracas on annonce au salon,

Page 1