ACTE PREMIER
Aller chez le préfet (» pan), — dorons-lui la pilule! —
lllaut.)
Tout cela, c’est gentil.
CAMILLE
J’aime mon cousin Jule.
MADAME DU I! A ND
Khi ton cousin n’est plus...
CAMILLE
N’est plus?
MADAME DURAND, i part.
Est-ce l’instant
De lui dire que Jule, amoureux peu constant,
Épouse... et qui, grand Dieu!
(L’y remettant.)
(Sortant à moitié une lettre de «on corsage.)
Cette lettre du père...
Non, plus tard, (mut.) Tu le crois fidèle?
CAMILLE
Je l’espère.
MADAME DURAND
Depuis tantôt deux ans qu’il habite Paris?
CAMILLE
Qu’importe I
MADAME DURAND
Ah ! ce sol-là n’est pas propre aux maris.
CAMILLE
Pourquoi ?
. MADAME DURAND, embarrassée. *
Mais...
CAMILLE
Je comprends...
MADAME DURAND
Vraiment ?
CAMILLE
El je l’excuse.
Oui, maman, il faut bien qu’un jeune homme s’amuse.
MADAME DURAND
Si ce n’étail que ça !
CAMILLE
Que dis-tu donc?
MADAME DURAND
.... , Moi, rien.
Ah ! si, que ton futur est, sur ma foi, très-bien.
Timide un peu...
CAMILLE, à part.
' Beaucoup.
MADAME DURAND
C’est un charmant jeune homme.
CAMILLE, à pari.
Pas de moustaches !
MADAME DURAND
Mais tu le connais, en somme.
CAMILLE
Moi, je ne l’ai jamais regardé.
C’est prévu ;
On n a pas regardé, mais enfin on a vu.
Y voir sans regarder est science de femme 11 t’aime, je le sais, et de toute son âme;
Tu l’aimeras.
CAMILLE
Jamais l
MADAME DURAND
Oh l jamais est bien fort.
On aime son mari tôt ou tard... fût-ce mort.
CAMILLE
J’aime mon cou...
MADAME DURAND
Tais-toi !
CAMILLE
, . , Maman, je vous en prie
Je serais malheureuse.
Vous l’épouserez!
MADAME DURAND
Ah! pas de singerie,
CAMILLE
Non!