‹ Le Muscle Vasculaire Isolé en SurvieChapitre 10 sur 20 · INFLUENCE DU MILIEU · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU MILIEU

Après avoir décrit notre méthode d’expérimentation, sa technique, et ses possibilités et avant d’entreprendre séparément l’action des différents produits pharmacologiques sur le lambeau vasculaire ainsi préparé, nous devons réserver une large place’ à l’influence de tous les facteurs physiques et chimiques du milieu, facteurs qui, en variant par trop au cours de nos expériences, pourraient en fausser les résultats.

INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE. — Nous avons déjà insisté précédemment sur les précautions qu’il faut prendre en ce qui concerne la température du bain et par là-même du liquide d’imbibition. « Ceite température doit être toujours constante ». Ce fait a été mentionné par de nombreux auteurs comme Mever (3), Muzzer et Fuzr (11) ; et SrERN et Rourrzix (32) écrivent : « Le maintien d’une température constante est une condition très importante vu la sensibilité des vaisseaux vis-à-vis des changements

de température. »

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Mais dès lors quelle doit être la température optima du milieu, pour ne pas contrarier les réactions des vaisseaux ?

L'expérience nous montre que les températures de 380, 390 et 400 centigrades sont favorables. Toutefois à la rigueur le 370 et les 410, 420, 430 peuvent être risqués.

€ Au-dessous de 36° » nous voyons sur le lambeau de jugulaire du chien «le tonus s’abaisser ».

€ Au-dessus de 439 » par contre, sur la carotide de chien, nous voyons « s’élever le tonus ».

En résumé, nous pouvons dire que « la température est indifférente entre les 379 et 439 ».

INFLUENCE DE L’ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE. — Avec M. le Docteur mouceor, nous avons recueilli les tracés ci-joints qui enregistrent l’action de deux acides et de deux bases sur les muscles carotidien et jugulaire de bovins.

« Sur les muscles artériels »

Lorsque nous avons ajouté au liquide d’imbibition, le tyrode en l’occurence, de la soude ou de la potasse, nous avons toujours eu (une élévation dutonus artériely (clichés n°5 1-2 et 3).

Le retour au liquide normal rétablit le tonus.

Si au contraire, nous ajoutons une faible quantité d'acide chlorhydrique ou d’acide acétique au niveau

primitif, il se produit dans les deux cas « un abaissement du tonus ».

(Sur les muscles veineux »

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Les réactions sont l'inverse: Les alcalins «abaissent» et les acides « élèvent le tonus ».

Sur les uns et sur les autres, l'addition préalable d’yohimbine à dose capable de paralyser les terminaisons nerveuses n'empêche pas les réactions du muscle vasculaire aux déséquilibres acido-basiques réalisés comme ci-dessus.

« Ces augmentations et ces diminutions de tonus signent donc leur origine musculaire. » (clichés 4 et5).

Étant donné la facile lecture de nos tracés, nous ne donnerons que peu d'explications.

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