L'ÉPREUVE NEURO-PARALYSANTE
La méthode précitée nous permet d’étudier les réactions que provoqueront certaines drogues sur le lambeau vasculaire et de comparer à un degré de plus — et c’est bien là la possibilité la plus intéressante — les résultats obtenus par un agent donné avant et après la mise en contact de la fibre musculaire avec une drogue paralysant le sympathique. Ainsi nous pourrons établir quels sont les agents qui opèrent directement sur cette dernière et ceux qui ne l’atteignent que par l'intermédiaire du système nerveux terminal.
En vue de ces recherches, nous avons à notre disposition l’épreuve des neuro-paralysants. Rappelons-nous alors que l'artère est un myo-neurone et disons que cette épreuve est positive si l’adjonction à la substance étudiée d’un poison neuro-paralysant
__ tels que l’yohimbine, l’ergotamine, la quinidine, — supprime les augmentations ou les diminutions de tonus. «Dans ce premier cas, le point
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d'attaque de la réaction détruite est nerveux. » Par contre, cette épreuve est négative si les phénomènes inverses se produisent. « Dans ce second cas, le point d'attaque de la réaction conservée est musculaire ».
Voici donc la distinction qui existe entre les réactions neurogène et myogène. Nous vous renvoyons ‘au texte de MM. Losrer et Moucror (46) qui viennent encore tout dernièrement de préciser ces notions très importantes.