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que l’abaissement relâche les muscles veineux périphériques (saphene, céphalique, iliaque) ». Les veines jugulaire et mésentérique, elles, ne répondent pas. La sensibilité des veines périphériques est donc très forte, et des changements faibles de PH, de l’ordre de 0,1 à 0,2 sont nettement perçus, sur tous les changements dans les régions proches du PH normal du sang; toutefois, le temps perdu de la réponse peut atteindre 10 minutes.
Il ressort de tout cela, que les variations du PH sanguin, lorsqu'elles sont grandes, sont cause de réactions nettement marquées sur le muscle vasculaire, « réaction de vaso-constriction et de vaso-dilataton ».
Mais le fait qu'il faut par exemple 6 gouttes de soude pour obtenir un résultat, nous permet de tirer des déductions qui, sans rester tout à fait dans les limites de notre sujet puisqu'elles se rapportent au sang circulant, sont cependant du ressort de la physiologie et résultent de l’expérimentation ; en effet si l’on songe que le mécanisme régulateur du PH sanguin est très efficace et que ce PH ne varie que dans des limites extrêmement étroites, les faibles oscillations qui se passent dans l’équilibre acido-basique de notre milieu intérieur, ne peuvent agir sur le tonus vasculaire. D'ailleurs M. Mouceor le premier, remarque que les « variations du PH dans le sang sont de l’ordre du centième et non du dixième» ; il persiste donc à croire que « le tonus vasculaire n’est pas sollicité par les st petits changements qui se
SR res
produisent dans l'équilibre acido-basique du sang circu-
lant ».
INFLUENCE DE L'OXYGÈNE. — (Certains auteurs recommandent de faire barboter un courant de gaz oxygène dans le liquide d’imbibition durant toute l’expérimentation ; mais d’autres constatent que le muscle artériel réagit à l’excès d'oxygène par une hypertonie. Nous nous sommes assurés que l’on pouvait avec avantage s'abstenir de l’adduction d’oxygène et que «l’on devait considérer la quantité d'oxygène atmosphérique qui se dissout dans le liquide d’imbibition exposé au contact permanent de l'air, comme parfaitement suffisant à entretenir un tonus normal. »
INFLUENCE DE co?. — G. VraLe (44), dans ses expériences, se trouve en présence des faits suivants :
19 l’action du gaz carbonique sur la paroi artérielle est tout à fait opposée à celles des acides chlorydriques, acétiques etc.
20 CO? est un dilatateur et les bicarbonates sont des vaso-constricteurs.
30 CO? est myogène.
Et pour les explications de ces données ouvrons un paragraphe spécial : |
LE MÉCANISME LOCAL ET AUTOMATIQUE DU DÉBIT CIRCULATOIRE INTRA-MUSCULAIRE OU INTRA-VISCÉ-