‹ Le Muscle Vasculaire Isolé en SurvieChapitre 15 sur 20 · ENS · texte numérisé non relu

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pepsine, degré 100 du codex (vieil échantillon) et ils se demandèrent si l’élément hypertonique n’était pas dans le premier cas le benzoate de soude et dans le second des sulfates. (Car cette pepsine donnait un précipité avec le chlorure de baryum alors que les autres n’en donnaient pas). Mais il n’en était rien, ils ont retrouvé l'effet hypertonique avec des solutions pures extemporanées de pepsine sèche de choix ou de ByLa.

. (Force était de conclure que la pepsine exerce sur le muscle artériel isolé en survie une action nette dans le sens de l’hypertonie. » Mais alors que dans les même condi- -Uons d’expériences, on obtient une forte élévation du tonus avec une très faible dose d’histamine ou d’adrénaline (2 gouttes de solution à 4 /1000e), il faut, au moins avec la pepsine, 5 cengrs. dilués dans les 50 cm° de Tyrode ou baigne le lambeau vasculaire, pour obtenir des résultats semblables.

À noter cependant que «la présence de chlorure de baryum abaisse fortement le seuil de la sensibilité du muscle artériel vis-à-vis de ce corps chimique ».

Enfin « la pepsine est myogène » : son action reste la même si nous avons eu soin d'ajouter de l’yohimbine au Tyrode avant l’adjonction de notre corps à ce liquide.

MÉDICAMENTS HYPOTENSEURS. — Messieurs Lor- PER, Mouceor, et AuBErTor constatent que parmi les médicaments hypotenseurs, « il en est peu qui

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abaissent le tonus artériel du lambeau en survie in gttro ».

N’ont pas montré la moindre action :

l'alcool octylique ; la saponine ; l’oléate de soude ; la papavérine ; les éthers de benzyle ; le cholalate de soude; la chélidonine.

Nous savons d’ailleurs que certains de ces corps comme l'alcool octylique et l’oléate de soude ne luttent contre l'hypertension qu’en agissant sur la tension superficielle du sang et par suite sur sa viscosité qu'ils abaissent diminuant donc par ce mécanisme les résistances périphériques, alors que d’autres n’ont leur action que sur les centres nerveux vaso-moteurs.

Par contre, les nitrites, « le nitrite d’amyle en particulier abaissent nettement le tonus des carotides de bovins et jugulaires de chiens». Ils sont de plus très efficaces sur un lambeau qui se trouve mis en état de «spasmes » par l’adrénaline ou l’acétycholine, à moins que l'effet spasmodique de ces derniers n’ait été renforcé par le chlorure de baryum, cas dans lequel « les nitrites perdent toute leur action ».

Enfin l’yohimbine n’annihile pas les effets des nitrites qui agissent sur la fibre musculaire du lambeau vasculaire.

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ExTRAITS GLANDULAIRES. — Ces expériences ont été faites sur des carotides de bovins par M. Mou-

geot.

Extraits de rate. — Sans action.

Extraits de surrénale. — Sans action.

Extraits hypophysaires. — Légère hypertonie.

Ces trois corps donnent cependant une élévation assez nette du tonus vasculaire en présence du chlorure de baryum.

HisraAmiINE. — Contracte toutes les artères et toutes les veines. Contracte les veines plus que les artères.

Et sur l'artère est plus active que l’adrénaline.

ADRÉNALINE. — Elève fortement le tonus vasculaire ; à l'exception du tonus des coronaires où il y a effet opposé.

L’inversion de l'effet de l’adrénaline sous l’influence de l’ergotoxine (Dale) ne s’observe que sur les artérioles et non sur les artères larges.

L’ergotoxine empêche l’hypertonie due à l’adrénaline sur les grosses artères, sans toutefois abolir l'effet vaso-dilatateur de cette dernière sur les artères coronaires.

SELS DE SOUDE. — Sur les lambeaux d’artères venant de l’abattoir et plongés dans le Tyrode,

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Ellinger (45) étudie l’action des sels de soude et obtient les résultats suivants :

Le cyanure de soude, l’iodure de soude, le nitrate de soude donnent de l’hypertonie.

Le nitrite de soude, l’acétate de soude, le salicylate de soude, le citrate de soude, le tartrate de soude, le benzoate de soude donnent de l’hypotonie.

K. J. Frankuin (19) fait sur la veine mésentérique de mouton de nombreuses expériences dont voici schématiquement les principaux résultats :

ADRÉNALINE. — seuil à 1 / de million ; élève le tonus ; action renversée par l’ergotoxine ; action supprimée par l’uréthane ; action non supprimée par la spocodéine, le chloral.

AcÉTYLCHOLINE. — pas d'effet même à 1 /1000.

ERGAMINE. — contraction à la très faible dose de 1/25.000 sur les veines mésentérique, azygos, faciale, jugulaire et rénale du mouton. Ercoroxine. — contraction à 1 /50.000.

Renverse l’action de l’adrénaline.

Quininine. — (sulfate) ; pas d’action à 1 /25.000.

CAFÉINE. — Pas d’action à 1 /25.000.

cocaïne. — Peu d'effet.

DrGITALINE. — Hypertonisante sur les veines jugulaire et mésentérique ; Sans action sur la veine rénale.

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DIURÉTINE. — THÉOBROMINE. — Pas d’effet.

STROPHANTINE. — Contraction à 1/30.000, 1 /50.000 mais avec une période latente plus longue que celle de la digitaline.

ALCOOL. — Légère hypertonie à 1 /200.

ÉTHER. — Relâche la veine mésentérique du mouton à 1 /200.

PITUITRINE. — Hypertonie très légère, très transitoire, même à 1 /50.

NICOTINE (tartrate). — Petite hypertonie courte, puis hypotonie à 1 /50.000.

STRYCHNINE (chlorydrate). — Sans effet à 1/25.000.

ATROPINE, PILOCARPINE. — (à 1 /25.000), sans effet.

BARYUM. — Contraction.

MAGNÉSIUM. — Sans effet, même à À /500.

ALCALINS. — Hyÿpertonie légère, suivie d’hypotonie.

ACIDES. — Légère hypotonie, suivie de longue hypertonie. |

CO. — Relâchement.

NITRITE DE SOUDE. — Relâchement sur toutes les veines examinées même à 1 /1.000.

URÉTHANE. — Relächement à 1 /100 et 1 /45.

Messieurs LogrPer et mouceor “ont expérimenté tout particulièrement sur la jugulaire de chien et la carotide de bovin. Nous allons ici donner les grandes lignes des résultats qu’ils ont obtenus 5 nous y joindrons aussi quelques clichés.

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