CHAPITRE V
ACTION DES EAUX MINÉRALES, DES PRODUITS CHIMIQUES, DES HORMONES, DES MÉDICAMENTS, DES EXTRAITS GLANDULAIRES etc...
Eaux mINÉRALES. — Quelle est l’action des eaux minérales sur le muscle vasculaire isolé en service ? Monsieur Mouceor répond à cette question. Dans un premier rapport, qu'il fit au congrès d’hydrologie à Lisbonne en octobre 1930, cet auteur avait le regret de dire qu'il n’avait obtenu aucune modification notable et constante du tonus vasculaire sous l'influence des eaux minérales sulfatées calciques, sodiques ou magnésiennes essayées sur les vaisseaux de chien. Mais il ne désespérait pas de conclure en expérimentant sur des eaux non embouteillées et sur des anneaux vasculaires prélevés sur des bovins, car l’action de certaines eaux lui semblait indiscutable. M. MouceotT avait eneffet raison. Il reprit ses travaux dans des conditions plus favorables ; et en suivant la technique que nous venons de décrire,'en expérimentant sur des carotides et jugulaires de bovins, en mélangeant un tiers ou une moitié d’eau minérale avec deux tiers
ou une moitié du liquide de Tyrope ou de RINGER, il arrivait à la conception suivante :
19, — les ions Mg sont sans action marquée.
29. —— toutes les eaux minérales essayées et en particulier les eaux bicarbonatées carboniques élèvent le tonus. Exemple : CHATEL-GUYoN et Poueuss.
Pour expliquer cette augmentation du tonus malgré la richesse de ces eaux en gaz carbonique libre, M. Moucror admet la présence in vitro d’un élément antagoniste à CO*.
30, — «C’est sur la fibre musculaire directement qu’agissent les eaux minérales sans aucune 1intervention des fibres nerveuses. »
CHLORURE DE BARyUM. — Sur le tonus du vaisseau isolé en survie in vitro et l’action du chlorure de baryum, Messieurs Lozper, MouGEor et Lemaire (47 a) ont réalisé des travaux très intéressants que nous pouvons résumer ainsi :
49, — Le chlorure de baryum, ni à faible dose, ni à forte dose n’a jamais provoqué « le spasme, la contracture, l’hyperionie ».
20, — Mais c’est un « sensibilisateur» très efficace, très puissant quant à la réponse du muscle artériel à l'effet vaso-constricteur de l’adrénaline et de l’histamine (clichés 6 et 7).
30, —— « Les vagues hypertoniques » obtenues ont deux caractéristiques :
lt ti BuIUHLEL j j à ; nn = un nn nn À … F6.
Le 1 (SLR
a) elles se font « à retardement ». Latence de 9 à 10 minutes.
b) elles sont « déformées » donnant un tracé en marches d’escalier.
40,— Il y a « synergie » entre le baryum et le médicament vaso-constricteur. Le nitrite d’amyle
n’a plus son action hypotonisante.
Déduction. — L’hypertension que suit chez le chien une injection de chlorure de baryum, tient à une « sensibilisation du système vasculaire aux hormones que charrie le courant sanguin ».
pepsine. — La pepsine a attiré l’attention de MM. Logrer et mouceoT pour les résultats opposés qu'ils ont obtenus en faisant agir ce corps sur le tonus du cœur isolé d’une part et sur les vaisseaux isolés en survie d’autre part. Nous exposerons tout particulièrement leurs expériences inédites sur le vaisseau isolé. RATES
« Sur Le cœur isolé d’escargot », animal de choix, la pepsine augmente l’amplitude de contractions qui conserve le rythme inchangé ; « le tonus du muscle est donc diminué ». | |
« Sur l'anneau du muscle artériel » suspendu dans le liquide de tyrode, la présence de pepsine produit par contre « l'augmentation du tonus ».
Surpris tout d’abord, MM. ioper et MOUGEOT
‘pensèrent qu’il s’agissait là d’une question d’impureté, car ils avaient mis au contact du muscle artériel le
contenu d’une ampoule injectable de solution de