‹ Le Muscle Vasculaire Isolé en SurvieChapitre 6 sur 20 · DÉFINITION — HISTORIQUE · texte numérisé non relu

DÉFINITION — HISTORIQUE

Prélever un segment d’un gros vaisseau, le monter survivant dans un liquide approprié, explorer son tonus dans le sens de la longueur des fibres lisses, étudier comment ce tonus se comporte et varie sous toutes sortes d’influences du milieu, de corps chimiques définis, d'hormones, de médicaments, voilà une exploration systématique d’un neuro-myome de tous points comparable à la préparation d’intestin isolé ou d’uretère ou de muscle utérin, etc...

Notre but et le sujet de notre thèse se bornent à l'étude physiologique et à l’utilité pharmacologique de la préparation du myo-neurone vasculaire ; nous y donnerons tous les détails de technique qui peuvent rendre service à ceux qui, à leur tour, désireront l'employer; mais nous nous cantonnerons dans le domaine expérimental supposant connu le côté anatomique et histologique. Qu'il nous suffise de rappeler que la préparation contient des terminaisons des nerfs vasculaires ; nous nous adresserons à des

méthodes pharmacologiques pour distinguer entre les modifications provoquées du tonus ce qui revient directement à une action sur la fibre musculaire lisse et ce qui relève d’une action indirecte par l’intermédiaire des terminaisons nerveuses.

Bannissant de parti-pris toute la partie anatomique, nous avons donné beaucoup de soins à la bibliographie. Chaque fois qu’un auteur est cité dans le texte, son nom est suivi d’un chiffre qui renvoie dans l’index bibliographique au mémoire dans lequel on trouvera la documentation désirée.

Il suffira d’un coup d’œil sur cet index bibliographique pour se convaincre que les travaux français y figurent en grande minorité. Avant les communications de MM. Lorrer, Mouceoret André LeMAIRE en 1931, nous n’avons pu relever que deux mémoires en langue française, celui très important de STERN et RorTariN qui travaillaient en Suisse, et la note de Lucien BrouxAa qui est un physiologiste belge. Il apparaît clairement que la méthode du lambeau vasculaire isolé en survie, fort utilisée dans les pays de langues allemande et anglaise, fort appréciée dans les laboratoires étrangers, n'avait pas trouvé en France l’attention qu’elle nous semble mériter. Notre travail, nous osons l’espérer, la fera mieux connaître et apprécier des chercheurs français. Elle intéresse les physiologistes qui veulent connaître comment se comporte le muscle vasculaire dans les conditions les plus simples de son fonctionnement, ainsi que Îles pharmacologues désireux de déterminer si un médi-

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cament agit sur le tonus des gros vaisseaux, de distinguer si l’action obtenue est directement musculaire ou si elle porte sur les systèmes nerveux péri et intravasculaire ; elle ne peut laisser indifférent le médecin dans sa légitime ambition de perfectionner sa thérapeutique.

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