‹ Le musée d'artChapitre 101 sur 311 · C A V A 1. 1 E II · texte numérisé non relu

C A V A 1. 1 E II

Me Je Florence.

L'Italie ne pouvait se souslrdire à la fascination du s I y 1 o gothique (des cisterciens fiançais y bàtireât,, dûs la fin du xii-^ilppjtî, de 1187 ù 1208, l'église gothique de Fossanova, près de Sienne ; mais son génie étail re- 1 >« • 1 1 < • au caractère systématique de l'architecture nouvelle. Aussi n'y prit elle que ce qui lui plut, li' moyen d'élargir les nefs à l'aide il'' l'ogive, la facilité des combinaisons décora lives, etc.

r pour juger équitadepuis celles de Floelle de Milan, qui le style gothique y

:ence va .jusqu a r par des fai Inde Florence à ïs contreforts cl

Voilà h' poinl de vue où il faul si- place blemenl les grandes cathédrales italiennes, rence 1290), de Sienne, d'Orvieto,.. jusqu'à conline au xvc siècle. Il esl bien vrai qui

perd son caractère logiqi I scientifique. La li

supprimer les voûtes de la nefel à les remplace ges en bois, comme dans l'église Santa Croci partir de 1291); on fait li. ru toute occasion, il des arcs-bôutant's. Eu face de pareils abus, on est tenté de dire que mieux eût valu que l'Italie ignorai complè'lemènl le style venu du Nord. Mais puisque le mal est fait, lâchons de tirer le meilleur parti et les plus agréables jouissances des qualités qui se mêlent à tant de défauts. Ces qualités, nous le verrons, ne sont nullement à dédaigner.

On reconnaîtra en même temps que l'Italie ne manquait pas de vrais, de grands architectes : Jean de Pise, qui brilla également dans la sculpture et qui. au fameux Cam;io Santo de Pise

(1278-1283), mêla des fenêtres en plein cintreà toutes les richesses,lu style gothique; Arnolfo ili Cambio (1232-1300), l'auteur du dôme de Florence, de l'église Santa Croce, dans la même ville, enfin du palais vieux, cette sombre masse où revit toute l'austérité du génie étrusque. Citons encore Lôrenzo Maitani de Sienne, l'architecte de la façade du dôme d'Orvieto (1330) et Andréa Orcagna, sur les plans duquel lui construite (en arcades cintrées) la loge des l.an/.i à Florence.

Admirons égale ni. pendant ' elle ère mémorable, l'ardeur

<les Mécènes. — papes, princes, municipalités, corporations, — l'effervescence des artistes, qui ne songent qu'à orner leur cité de monuments propres à la glorifier. Puis, quand nous aurons pénétré dans ces sanctuaires, d'une structure parfois trop lâchée, quel é hl ou issemen I dans la décoration! Les colonnes smii variées à l'infini, lisses, si liées, torses, tour à tour isolées ou accouplées en faisceaux. De même les chapiteaux ressemblent tour à tour à des tètes, à des cônes tronqués, à des corbeilles.

Puis ce sont de magnifiques ver-

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