A FLORENCE
LF STYLE GOTHIQUE EN NAM E
pas a copier
du prodige. Il s'agissait de rendre aux sculptures des propoi Lions, de la vie, de ['émotion. Nicolas n'hésita pas à d'abord de toutes pièces les marbres antiques qu'il voyait à Pise ; puis il les imita et composa des groupes un peu lourds encore, mais pleins de conviction, avec des draperies presque élégantes, parfois de belles expressions, bref une science telle que l'Italie n'en avait plus vu depuis huit cents ans.
L'œuvre de Nicolas consiste en quatre monuments d'importance fort inégale : la chaire du baptistère de Pise, terminée en 1260; la Déposition de croix, du dôme de Lucques (vers la même époque, et non vers 1233, comme on l'a cru
jusqu'à ces derniers temps); le tombeau de saint Dominique (Arai (/;' san JJumvnicu), à Bologne, terminé en 1267; enfin la chaire de la cathédrale de Sienne, terminée en 126N. De la chaire
de Pise à la châsse de saint Dominique et à la chaire de Sienne le progrès est des plus sensibles. Il est vrai que', dans la première, Nicolas a eu pour collaborateur un de ses disciples les plus éminents, Fia Guglielmo, et dans l'autre son lils,
le foimueux Jean.
Une pléiade lèves habiles (
linua l'œuvre
de
ANDIIEA PIS A NO.
Bas-relief de lu cliairo du
Nicolas de Pise.
D'abord son lils même, Jean de Pise, sur lequel nous reviendrons tout à l'heure, puis l'illustre Florentin Arnolfo di Cambio, à la fois sculpteur et architecte, Fia (iuglielmo d'Agnolo, le collaborateur de Nicolas dans la châsse de saint Dominique à Bologne, et l'auteur de la chaire de San Giovanni Fuorcivitas à Pistoia (vers 1270),
dont les ligures, bien posées el recueillies, sont comme une évocation de l'art chrétien primitif. La génération suivante de l'École pisane prit | I, à Florence, par Andréa Pisano; à Milan, par