LA SCULPTURE ET LA PEINTURE EN ALLEMAGNE AU XV SIECLE
CaUicdrald de CoiraM.
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claire et chaude, où les figures de sainte Barbe et de sainte Elisabeth, sur les volets, dénotent L'influçjicc de l'Italie, qu'il avait dû visiter vers 1510. Toutes ces œuvres se distinguent par une observalion attentive, une exécution large et vive; mais, quoique Holbein soit plus dramatique que Zcitblom, elles manquenl de puissance.
Le style de l'ensemble est un art intermédiaire en Ire le réalisme terre à terre du xv* siècle et la conception plus libre, plus élégante, du xvie. Holbein le Vieux fut, en outre, un portraitiste excellent, à l'exécution large et, sous ce rapport, il annonce son fils immortel.
A Nordlingen fleuri I Frédéric Merlin de Rolhcnbourg (mort en 149H ou en 1500). Son maître-autel de l'église Saint-Georges de .Nordlingen, conservé en partie au musée de cette ville, el l'autel de l'église Saint-Jacques de Rolhienbourg offrent une' exécution minutieuse des détails et un coloris vigoureux, qui décèlent l'influence de Rogier van der Weyden, mais manquent de liberté et de largeur de facture. Sa meilleure œuvre est un autel conservé au musée de Nordlingen (148S), dont la partie centrale réprésente Marie sur un trône avec l'Enfant Jésus. Ici, la liberté est plus grande, le rendu d'une extrême vérité, le coloris très beau. Aucun artiste n'a subi, comme Merlin, les influences du dehors; extrêmement instruit el habile dans tout ce qui concerne la pratique de son art, le côté technique l'emporte chez lui sur le sentiment artistique.
L'Ecole de la Franconie se partage entre Bamberg el Nuremberg. Les premières œuvres nurembergeoises (l'autel Deichsler, au musée de Berlin, vers 1410'; l'autel Imhoff, à Saint-Laurent de Nuremberg, vers 1420; les volets peints de l'autel de Saint - Déocar, 1430-1440) se montrent touchées par l'idéalisme de Cologne, enveloppées de recueillement pieux, de mystique pureté.
Mais bientôt, enlre 1440 et 1450, un deuxième group'e, dont l'autel Tucher, à l'église Notre-Dame de Nuremberg, est le type, montre une préoccupation extraordinaire de l'expression individuelle et une passion qui va jusqu'au tragique.
En 1450, enfin, une révolution s'opère avec l'introduction, par Mans Pleydenwurff (1472), le maître de Wolgemul et le plus génial des peintres nurembergeois du xve siècle, de la technique 11amande el du style des van Eyck el de Rogier van der Weyden [Crucifixions, à la Pinacothèque de Munich et au musée Germanique de Nuremberg; Portrait du chanoine Schœnbom, dans ce même musée). Michel Wolgemut (1434-1*519) ne fil zeitblom guère que me lire en œuvre l'apport de la purification de
PUot. Unuhlaciisl. rinnr-nlhr^nc de Munirh.