STEIMIAN I. OC UN EU
Musée de Cologne LA VIE11CE Ali BUISSON DE R O S C S
encore; de même que chez les peintes du xiv siècle l'or forme la note dominante.
Le Côté faible des peintures colonaises, c'est l'anatomie : ni maître Guillaume, ni maître Stephan ne semblent avoir la moindre notion de la structure du corps humain. Nous avons affaire à dés coloristes, rion à des dessinateurs, tels que l'étaient les Ploi enUriSi
L'jleôië de Cologne ne survécut guère à maître Stephan. Elle se laissa gagner à la longue par l'influence flamande et Gnit par imiter les types réalistes créés par 1rs frères van Eyck, ainsi que leurs tonds de paysages. Les tableaux de style légendaire, l' Histoire de saint Georges, VMûloire de saint Eippolyte, ou encore la Crucifixion, conservés au musée de Cologne, n'ont plus rien à envier aux maîtres de Bruges ët de Bruxelles. Aussi Lien cette école, purement lyrique, faite pour vivre d'idéal, n'avait plus Je rais fétrc du jour où la curiosité envahissait les esprits.
L'École du haut Ithin se montre plus vile accessible au réalisme, plus appliquée à l'élude et au rendu lidéle de la nature. A Strasbourg, nous rencontrons les noms de Mans Hirz (mort avant 1466), qui parait avoir eu de son temps une grande renommée, et de Uans Tieffeiilal de Scblestadt. A Baie fleurit à ce moment maître Lawlin; à Tiefenbronn, Lucas Moser exécute, en 1431, un autel qu'on admire encore dans l'église de cette localité et qui montre l'inlluence de Cologne, mais avec un sens de la nature plus développé. L'inlluence flamande, à son tour, se fait jour dans une œuvre anonyme, à la galerie de Donaueschingen, les Saints Ermites Paul et Antoine, datée de 1445. Un autre artiste de ces pays, Juste d'Allemagne, importera cette inlluence eu Italie dans son Annoncinlion, peinte à Cônes, au couvent de Santa Maria di Castello (liol).
Mais c'est Colmar qui devient le vrai centre de l'École du haut Rhin avec Gaspard Iscnmann (f 1466), auteur, en 14G2, du maître-autel de Saint-Martin de Colmar (fragments au musée de celle ville): nous y voyons un artiste tout à fait réaliste, parfois même rude, burlesque et tout imprégné de la technique flamand^
Martin Schongauer, dit aussi Martin Schœn (i 1491), l'élève
du précédent, est le peintre le plus célèbre de l'école. Ses ouvrages — la Vierge nu buisson de roses (1473), à l'église Saint- Marlin de Colmar, les Scènes de la Passion et de la Vie de la Vierge (au musée de Colmar) — sont plus ou moins inspirés de Rogier van der Weyden ; ils respirent la grâce et le recueillement. Aussi a-t-on appelé Schongauer le Pérugin allemand. Sa richesse d'imagination, sa puissance d'expression se manifestèrent aussi dans quantité de gravures sur cuivre.
L'École de la Souabe a trois centres : Ulm, Augsbourg et N'ordlingen. A I [m, nous avons à compter avec Mans Schiichlin (vers 1 440-1 îi(.lo . C'est un artiste de tempérament moyen, qui, ayant connu les Flamands et les Colonais, se montre influencé surtout par Stephan Lochnerel Thierry Bouts; ses tableaux (dont le principal est le retable de Tiefenbronn, imité, ce semble, par Schongauer) dénotent une connaissance remarquable de la perspective.
Son élève favori, qui devint son gendre, Barthélémy Zeitblom île 1450 à lui" environ . avec lequel il peignit à Munster, près d'Augsbourg, les volets d'un autel (aujourd'hui conservé à la galerie de Budapest . fut non seulement le meilleur artiste de l'école , mais encore un des maîtres les plus caractéristiques et les plus grands de l'art allemand du xve siècle, par son respect de la vérité, la noblesse et la beauté de ses ligures, le soin et la sûreté de son dessin, la beauté île son coloris, vigoureux et lumineux ; mais il manque de chaleur et de passion. Ses principales œuvres son! l'autel d'Eschbach (musée de Stuttgard; la prédelle représentant la s, unir Fine est au musée de Berlin), le retable de Blaubeuren. les scènes de la Légende de suint Valentinien (musée d'Augsbourg . el surtout les autels de Herberg (musées de Stuttgr.rl et de Sigmaringen). '
Citons encore un moine de Rothénboufg*; Martin Schwarz, donl les œuvres se distinguent par une pureté, une douceur et une grâce délicieuses {Scènes de la vie de la Vierge, au inusée Germanique de Nuremberg).
L'Ecole d'Augsbourg, qui devait nécessairement se ressentir de la prospérité de cette ville commerçante, surpassa celle ilTlm.
Son peintre le plus fameux est Uans Holbein le Vieux (né vers 1460, mort entre loi" et IS24). On possède de lui quatre panneaux (à la cathédrale d'Augsbourg) illustrant la Vie de lu Vierge (1493); puis une Madone avec t'Enfant (1495); musée Cermanique de Nuremberg, des Scènes de lu Passion (galerie de Donaueschingen), el l'autel de Saint- Sébastien (Pinacothèque de Mu-
^ Musée archiépiscopal de ( ologne.
nich), d'une st. lochner.
tonalité douce, la viehge a i.a violette