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LA VIERGE

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de Nuremberg qui domine. La Bohème, à la suite des déchirements causés par la guerre des Hussites, offre un terrain peu favorable au développement des ai ls, et les quelques ceuvrcs qu'elle produit témoignent aussi de L'influence de .Nuremberg. En Saxe, il n'y a guère à citer que le maître-autel de la cathédrale de Meisscn, <>ù se voil l'influence flamande, notamment celle de Hugo vandei-Goes. Le Brandebourg et la Prusse enfin n'offrent que très tard des œuvres locales, et elles sont peu typiques.

Telle est la peinture allefliande du XV siècle. Moins fine Cl moins chaude que la peinture pour elle les plus sérieuses temps que la candeur, l'invention, la verve, la variété. Si l'idéalisme triomphe chez les coloristes, elie/ Martin Schongauer, parfois aussi riiez Holhein le Vieux ou chez Zeilblom, l'ensemble de la production garde une saveur réaliste qui dégénère trop souvent en prosaïsme ou en trivialité, [/anachronisme est la règle générale, toutes les fois qu'il s'agit de représenter des scènes de l'Ancien ou du Nouveau Testament; sous prétexte d'évocations historiques, les llei lin, les Wolgemut, les Pleydenwurff créent de vrais tableaux de genre. Il ne faut rien moins que le sérieux de leurs convictions et la limpidité de leur coloris, pour nous intéresser à leurs compositions, toujours un peu heurtées, mais riches en détails naïfs.

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