L. B. ALBERTI
L li PALAIS RUCCELLAI, A FLORENCE
Phot Broj;i. Florence.
MICIIELOZZO. — LE PALAIS DES MÉOICIS (iUCCARDl)
canlde fenêtres hihdiées. Itencdello da Majano ( 1 iJj'2-1 \91) éleva le palais Slrozzi, la plus majestueuse el la mieux conservée des demeures llorentinos du XVe siècle. Après Rruncllesco, le grand inveiili'iir ei le grand théoricien l'ut Alberti. A la façade de l'église de Rimini, transformée par Sigismond Malatesta en temple de sa rai e, l'a rehi Icele lloreiilin éleva un are de Iriomphe romain. Lorsqu'il l'ut appelé à achever l'église florentine Santa Maria Novella, il trouva le moyen d'animei la façade maussade d'une basilique, en unissant le fronton de la nef aux rampants
Phot. Bl'ogi.
bbunellesco. — intérieur de l'église s an loremzo, a Florence
BBINELLESCO.
LA COUPOLE DE LA C A T II Y. D lt A L E DE KLOBENCt
Phot. AnJcrjoa.
ghiberti. — l'histoire DE JOSEPH fragment de la seconde porte du baptistèro de Florence (avec le portrait do Ghiberti, à gauche).
des bas côtés par une double volute monumentale, qui fut repro duite jusqu'au xixe siècle dans la plupart des églises de style classique.
Ainsi se formaient à Florence tous les types de l'architecture de la Renaissance. Ces types, des Florentins les firent connaître dans plusieurs provinces d'Italie. Michelozzo éleva à Sant'Eustorgio de Milan, pour les Portinari, agents des Médicis, une chapelle à coupole, imitée de la chapelle llorentine des Pazzi. Quand le pape Nicolas V forma le vaste projet de rebâtir le Vatican sous forme d'une ville monumentale et régulière, il appliqua les théories d'Alberti ; le seul corps de bâtiment qu'il put faire élever eut pour architectes Bernardo Rossellino et Antonio de Florence. Les Lombards, experts par tradition séculaire aux travaux d'architecture, adoptèrent le système de Brunellesco, lorsqu'ils travaillaient en Toscane ou à Rome. Quelques-uns d'entre eux, comme .Pietro da Milano, qui éleva à Naples, pour le roi Alphonse d'Aragon, l'arc de triomphe du CaslelNuovo, reproduisirent plus fidèlement que les Florentins le relief robuste et les colonnes rondes des ordres romains.
LA SCULPTURE
Au milieu des marbriers médiocres attachés à décorer la cathédrale Santa Maria del Fiore, quelques-uns, comme l'Allemand Pierre et l'Arétin Nicolas Lamberti, s'étaient