NATIVITÉ DE LA V I E 11 G E
la chapelle du palais des Médicis Benozzo doit représenter les rois mages (vers 1463); il montre aux Mëdicis leurs propres portraits, ceux de leurs ancêtres, de leurs visiteurs illustres et de leurs savants familiers; après Laurent le Magnifique, radieux dans l'éclat de sa seizième année, chevauche l'empereur Jean Paléologue, qui assista au concile de Florence en 1439; puis, en groupe serré, tous à cheval, Pierre de Médicis et le vieux Cosme, avec leurs humanistes et leurs (Jrecs à longue barbe ; autour d'eux, des cavaliers, des pages et des chiens; derrière eux, montant jusqu'au haut de la fresque, les collines florentines, hérissées de cyprès et de tours, peuplées d'animaux innombrables. C'est
plus solennel dans les compositions, plus grave dans l'expression des sentiments religieux. Parfois il se souvient de Masaccio et même de Giotto.Mais tout en laissant aux scènes traditionnelles une ampleur monumentale, il mêle aux personnages drapés la foule des contemporains. Dans le plus grand cycle de fresques peint par Ghirlandajo, la Vv il? saint Jean-Ba/jiiste, qui occupe tout le chœur de Santa Maria Novella, la moitié des premiers plans est occupée par les donateurs, les Tornabuoni, cousins des Médicis, par les Médicis eux-mêmes et par leur cour d'humanistes. Tous ces portraits ont un sérieux et une bonhomie qui font penser aux bustes de notables lloren-