‹ Le musée d'artChapitre 152 sur 311 · DOMENICO CM I M I.ANDA JO . — LA NATIVITÉ DE SAINT JEAN -BAPTISTE · texte numérisé non relu

DOMENICO CM I M I.ANDA JO . — LA NATIVITÉ DE SAINT JEAN -BAPTISTE

l''res(|ue do lï-glisc Santa Maria Novella, à Florence.

une de ces chevauchées que faisaient les Médicis pour gagner leurs villas proches de Fiesole e1 pendanl lesquelles Marsile Ficin et Politien discutaient métaphysique inter equitandam. Les Médicis reparaissent dans l'une des larges fresques dont Benozzo couvrit, entre 1469 et 1483, toute une paroi du Campo Santo de Pise. {.'Histoire de Noé donne prétexte à une scène de vendanges prise surnature dans les campagnes de l'Arno et tout égayée (h- traits malicieux. En face des fresques austères et dogmatiques des giottesques, les compositions de Benozzo, qui ont réduit l'épopée biblique aux récits d'un « novelliere », chantent l'amour insoucieux de la vie libre el de la nature bienfaisante. Ce1 ai l est si profane qu'on le dirait païen, si l'élève de Fia Angelico ne prêtait aux visages de ses acteurs l'air de sérénité et de joie candide que le moine de Fiesole avait donné à ses figures de saints et de bienheureux.

Domenico Ghirlandajo (1449-1494), qui dut beaucoup à l'exemple de Benozzo et qui fut, comme celui-ci, un peintre de fresques d'une étonnante fécondité, se montre plus sévère dans le dessin,

tins sculptés par Antonio Rossellino ou Benedetlo da Majano.

Sandro Botticelli (1457-1510) n'est plus seulement, comme Ghirlandajo, le peintre consciencieux de la vie florentine. Sans doute, dans le tableau votif peint en 1478 pour Santa Maria Novella, après la sanglante conjuration des Pazzi, le peintre a groupé, autour de la Vierge, les rois mages et leurs suivants, parmi lesquels on reconnaît Julien de Médicis. la victime des conjurés; s, ,n frère, Laurent le Magnifique; le Grec Johanm's Argyropoulos et, dans un coin, Botticelli lui-même. Pourtant ces portraits, si fidèles qu'ils soient, on) une autre allure que les personnages de Ghirlandajo. Dans leur fierté nerveuse, ils fonl penser aux bustes modelés par les sculpteurs de; bronze, aux jeunes guerriers des Pollajuolo. De même les nombreuses madones que Botticelli, dans la première partie de sa carrière, avait peintes entourées d'anges, diffèrent profondément des calmes Vierges de Ghirlandajo ou de Lippi, par le type, comme par l'expression. L'ovale très allongé du visage, le nez aux larges narines, le sourire presque douloureux, font ressembler ces Vierges, qui

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