L'ADORATION DES BEI! GERS
ANTONIO l'O I. I A .1 II O I. O .
i/i.i peint à fresque i dei Pazzi. Mais, épater ses propres atelier de Pérouse fut une véritable fabrique d'imagerie religieuse, où travaillèrent nombre d'élèves, tels que Tiberio d'Assise et le Spagna.
La rapidité de cette production
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laissa au Pérugin quelesétonnantes qualités de coloriste par lesquelles il dépassa de bien loin tous les Florentins. Le peintre de Pérouse ne se joua pas seulement aux combinaisons des couleurs complémentaires 'i u i donnent à ses draperies le reflel des soies changea n les
et l'éclat des émaux translucides; il fixa sur la toile ou le bois les couleurs des lointains bleus et des ciels dorés par le couchant; à ses œuvres les plus conventionnelles et les plus pauvres en vérité humaine il donna un peu de la poésie des montagnes ombriennes.
Le second des deux peintres qui illustrèrent Pérouse à la lin du xv° siècle. Bernardino Belti, dit le Pinturicchio (1453J513), fut l'élève de Fiorenzo di Lorenzo el l'imitateur du Pérugin. S'il était resté en Ombrio, sans doute se serait-il contenté de peindre des images de sainteté, dans un ton clair el lin, comme ses fresques de Spello, près d'Assise. Il eût été un Spagna plus sec et plus élégant. Mais, à Home, où il fut appelé à travailler pour toute la cour pontificale, la vue du luxe, des costumes élincclants, des modes étrangères, des cérémonies et des cavalcades séduisit sa curiosité de coloriste brillanl el superficiel! Pinturicchio décora au Vatican l'appartement du pape Alexandre VI Borgia, trois grandes salles où il eut à représenter sur les parois et sur les voûtes les grandes scènes de l'Évangile, 'es légendes de plusieurs saints, les allégories des Vertus el d'étranges compositions mythologiques, où le taureau héraldique des Borgia élail glorifié sous la figure de la vache to et du dieu égyptien Osiris, qui, après sa vie bienfaisante aux hommes et sa mort i ragique, fut métamorphosé en bœuf el adoré smis le nom d'Apis. Ces peintures riches de pourpre et d'outremer, toutes piquetées d'un pastillage de stuc doré, semblent d'énormes joyaux ; h s costumes les plus divers y sont détaillés avec un soin minutieux, des groupes étranges et pittoresque sont formés par les princes orientaux, chrétiens ou musulmans, réfugiés à la coin
pontificale : le despote de Murée, qui élail le dernier des Paléo-
logue, et Djcm, le lils de Mahomet II. Autour des médaillons de
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la voûte, Pinturicchio a composé un décor de rinceaux et de figurinesd'unc élégance merveilleuse. Là, pour la première fois, il a donné place à des imitations des peintures antiques qui venaient d'être retrouvées sur les parois de quelques villas ruinées aux portes de Rome, et qui, à peine sorties des souterrains où elles étaient restées si longtemps oubliées, comme au fond de grottes hanr técs, étaient appelées par les peintres des « gi'otlesclii ».
En même temps que l'appartement Borgia, Pinturicchio décora plusieurs églises de Itome, en particulier Santa Mai surmonte l'autel a g:
ci. mine un émail aux
Phoi. Aliuari.