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LA VIEHGE ET L ENFANT

ou la sainte osl presque oubliée. L'allenlion de l'artiste n'est retenue que par le spectacle des réceptions d'ambassadeurs, «les endiarque uls solennels et des longues ] essions.

Les cérémonie; pontificales peintes par un Pinturicchio pâlissent

à côté de e s défilés somptueux, où 1rs velours et les lapis, la mer et le ciel sont peints avec la couleur profonde des plus riches lableaux flamands.

I.e l'i ère de Gentile Bellini, Giovanni (1428-1516), s'exerça, lui aussi, à peindre des tableaux de cérémonie. Mais il s'attacha de préférence à des sujets religieux, les uns imités de Donalello,

CARLO C RI VELLI.

LA VIERGE ET l'eNFANT (Détail.)

LES AMBASSADEURS ANGLAIS AUPRÈS DU ROI MAURUS Détail d'un des neuf panneaux consacrés à la léprende de sainte Ursule.

la i;k.\aiss\\<;k italienne ih xyu siècle

comme le Christ mort, vu à mi-corps et soutenu, soit par la Vierge cl par saint Jean, soit par des anges enfants, les autres rajeunis pai une poésie nouvelle : la Vierge, avec l'Enfant, entourée d'anges musiciens et escortée d'une assemblée de saints. Après avoir imité la sécheresse métallique des œuvres de Mantegna, sun beau-frère, (Jiôvanni parvint, grâce à un long travail, ù atteindre un modelé moelleux et velouté. Il donna à ses compositions, disposées devant de nobles architectures, l'allure monumentale que Carpaccio avait négligé de donner à ses longs cortèges; à ses groupes il prêta une harmonie vraiment musicale, dont la musique des anges semble être l'accompagnement.

Ces œuvres douces et tendres lurent poulies yeux une volupté nouvelle. Toute la technique vénitienne était trouvée. Giovanni Bellini appliqua lui-même cette technique à quelques sujets profanes, des allégories bizarres, nées d'un caprice d'artiste et qui n'ont pas de sens littéral, Les plus curieuses de ces allégories, une Fortune, une Vérité entourées d'Amours, sont peintes sur des panneaux de bois provenant d'un coffret (Académie îles beaux-arts de Venise).

Après Bellini, il nereslail plus qu'à développer les thèmes profanes iliiul il avait donné l'esquisse pour que toute la beauté que Venise promettait au monde pût raj onner.

LES ARTS MINEURS

Une hiérarchie dos arts, divisés en arts majeurs et en arts mineurs, en art monumental el en art industriel, était chose inconnue dans l'Italie du xv° siècle comme dans la France du moyen âge. Les artistes, sculpteurs ou peintres, se formaient, pour la plupart, dans la boutique d'un artisan expert en toutes les techniques, l'orfèvre.

Les peintres les plus illustres

f-not. Âlînari.

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