BU AMANTE. — LA SACRISTIE PE L ÉGLISE SAN SAT1RO, A MILAN
D A SANOAI.I.O. — LE VESTIBULE lu PALAIS CAIINÈSE, A HOME
Bit AMANTE. — LA CHAPELLE 1)13 SAN PI ET HO IN MONTOIIIO, A ROME
La n e naissance italienne di xvi siècle
surintendance des travaux du palais apostolique. Il acheva les logyie de la cour Saint-Damase, dont il devait décorer de peintures le second étage. Il composa, d'après le modèle de liramanie pour Saint-Pierre, la petite coupole de la chapelle Chigi, à Santa Maria del Popolo, dans les caissons de laquelle il peignit les divinités planétaires autour du Créateur. Ami des grands seigneurs. Raphaël dessinai! pour eux des villas qui furent des palais. Son œuvre d'architecte la plus originale, la villa Madama, a eu le sort des œuvres capitales de Bramante. La demeure princière élevée au pied du Monte Mario pour le cardinal Jules de Médiciset qui fut, parmi les jardins, les grottes et les fontaines, l'ancêtre des Trianons, n'est plus qu'un triste amas de ruines.
Un autre peintre, Baldassare Peruzzi (1481-1536), éleva, en collaboration avec Raphaël, une villa du Transtevere destinée à un épicurien amateur d'art, le banquier siennois Agostino Chigi; c'est la Farnésine, légère et gaie, dans sa simplicité classique : création, écrit Vasari, plutôt que construction; « non murato, ma veramente nato ». Peruzzi bâtit encore à Rome le palais Massimo, monument audacieux et délicat, dont les lignes sévères font oublier l'étrangeté « baroque » d'une façade, non point plane, mais convexe. L'architecte élève de Bramante el collaborateur de Raphaël termina sa vie à Sienne : il y éleva, avec de modestes ressources, des oratoires et des palais assez nombreux pour donner à la vieille ville hérissée de créneaux et de tours, une parure dans le goût de la Renaissance.
A Florence l'architecture est comme le patrimoine d'une famille d'artistes, les San Gallo; ils s'en allèrenl pour la plupart travailler hors de la Toscane. L'aîné de la dynastie, GiulianOj avait été un curieux et un voyageur. Il parcourut le midi de l'Italie et même le midi de la France; il se lii envoyer des dessins de Conslantinople et de Syrie. Deux de ses albums se sont conservés à Sienne et dans la bibliothèque Barberini, à Rome. L'œuvre la plus délieale de Giûljano est l'église de la Madonna délie Carceri, à Prato : le décor blanc et gris a la sobriété des œuvres de Brunellesco; le plan a la ligure de croix grecque dont Bramante, de son côté, découvrait alors à Milan toutes les ressources. Le frère de Ciuliauo, Antonio (1834). a reproduit le plan «le l'église de Pistoia élevée par son frère, en construisant la Madonna di San Biagio, à Montepulciano ; dans cet édifice, commencé en 1518, l'exhaussement de la coupole et l'ampleur des pilastres décoratifs sont des imitations de la « manière romaine » de Bramante.
Antonio da San Gallo le jeune, neveu de Giuliano (f 1546), travailla lui-même sous les ordres de Bramante. Les papes employèrent son activité aux besognes les plus multiples. Dans l'histoire, Antonio reste l'architecte du palais Farnèse. II le commença dès 1317 et l'acheva après 1534. L'extérieur a la sévère nudité des palais florentins. La cour, dont le premier étage était autrefois ouvert comme le portique du rez-de-chaussée, fut une