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Pin du v« siècle av. notre ère.
sculpta quelques pal lies d'une pierre ou d'un arbre, de façon à v indiquer une tête, «les mains, des bras : c'esl ce que l'on appela plus lard un « xoanon ». Puis l'on chercha à dégager entièrement du bloc le COrpS qu'on y taillait. Ile ce jour, la plastique lui
créée en Grèce, On négligea de plus en plus l'expression symbolique pour attribuer aux dieux cl aux héros une forme humaine idéalisée. Au vic siècle apparaissent les plus anciennes statues d'athlètes. Elles furent d'abord en bois, puis en bronze ou en marbre. Ces poitrails contribuèrent beaucoup aux progrès de la plastique; ils donnèrent aux artistes la sensation du réel, la vision du modèle vivant.
Dès le premier âge de l'archaïsme commencent à se dessiner des écoles de sculpture. Rhœcos el Theodorôs à Samos, Glaucos à Chio, travaillent surtout le mêlai. Ma is bientôt le marbre rivalise avec le bronze dans l'école de Chio, avec Mêlas, Mikkiadès, Arkhermos, Boupalos, Athenis; à Naxos, avec Byzès; à Egine, avec Smilis ; à Sicyone, avec les Cretois Dipoinos et Skyllis, qui y forment de nombreux élèves; en Attique, avec Sinwnias; à Sparte, avec Syadras, Khartas el Bathyclès. L'âge suivant, dit de 1' « archaïsme avancé » (depuis le milieu du vi° siècle), produit
déjà de belles œuvres et compte de vrais maîtres : fïiliadas, à Sparte; Gallon et Ouatas, à Egine; Eutclidas, Chrysolliemis, Ageladas, à Argos; Aristoclès, Cleœlas, Kanakhos, à Sicyone ; Endoios, Callonidès, Hegias, Anterior, Crilias et Nesiotès, en Attique.
Beaucoup d'oeuvres archaïques nous ont été rendues par les touillés el permettent d'apprécier ces précurseurs du grand arl grec. L'époque des premiers maîtres de Samos, de Cliios, de Crète el d'Asie Mineure revit pour nous au xoanon de Délos, dans la curieuse série des Arlemis cl des Apollons, dans les statues des Branchides, dans la Irise d'Assos, dans les métopes de Sélinonte, dans les lias-reliefs de Sair.othrace et de Sparte, dans les vieux frontons récemmenl trouvés sur l'Acropole d'Athènes. Si l'on passe aux œuvres exécutées par les contemporains de Kanakhos, d'Onatas, d'Endoios et d'Ageladas, on y voit l'art se préciser par l'étude du modèle humain et la variété des efforts. Lé monument des Harpies à Xanthos, l'Hôra de Samos, 1rs has-iidiofs dé Thasos, la stèle de Pharsale, PApoUon de Piombino, les bronzes d'Olympie, la frise, le fronton, les cariatides, les métopes de Delphes et le grand Cocher de bronze,