CAVALIERS DE LA FRISE NORD DU PARTHÉNON
l'édifice. L'entablement comprend une architrave unie, surmontée d'une bande, une frise où les canaux des triglyphes taillés en biseau alternent avec les plaques de marine des métopes, et une corniche qui surplombe pour protéger la frise et faciliter l'écoulement des eaux du toit. I.a simplicité des supports, a régularité des lignes, l'importance des surfaces nues donnent à tout i édifice un caractère de sévère grandeur et de force. Au contraire, l'ordre ionique vit de grâce et d'ornements. Il est presque aussi ancien en Asie Mineure que le dorique dans le Péloponèse et dans la Grande Grèce.
Dans les monuments de style ionique, une base ornée de moulures, et souvent sculptée à profusion, sert d'appui à une colonne svelte, creusée de vingt-quatre cannelures profondes arges baguettes. Des volutes franchement épanouies en cadrent un chapiteau quadrangulaire au tailloir aplati, à l'échiné mince, où se jouent 1rs oves et 1rs rangs de perles, On distingue dans l'architrave trois faces superposées, qui surplombent un peu l'une sur l'autre. Là Irise, annoncée par de* perles elune moulure, déroule à l'œil une série ininterrompue de bas-reliefs que protège une corniche à large saillie. Tout l'édifice est fait d'élégance, de richesse et de variété. Les Grecs attribuaient à l'ionique une grâce féminine, comme au dorique une énergie virile.
Jusqu'au VIe siè- centaure et lapithe
cle les architectes Métope du Partliénon.
et étroites que séparent de
LE I» A HT 11 1; NON Construit au milieu du v* siècle, sous la direction de Phidias
grecs employèrent surtout lo bois, le métal cl lu Inique. Dans l'Hcraion primitif d'Olym-
pic, 3e soubasse ni seul étail di pierre,
des murs de brique el des piliers soutenaient une charpente de bois cl un loil de Itiiles décoré de terres cuites peintes. Pausanias visita encore en maint pays grec des édifices en Ihms ou en métal, l'ourlant depuis le vie siècle on balil surtout en pierre, l'ès lors on su i i d'une génération à l'autre le progrès de l'ai l monumental. Dans l'ordre dorique, les colonnes, primitivement lourdes el tripues. semblaient plier sons In poids. Elles se dégagent, grandissent el paraissent se redresser peu ;ï peu, à mesure qu'augmente le rapport cuire le diamètre ël la hauteur du fût. En même temps rentable1 ment diminue régulièrement de hauteur. Le chapiteau, d'abord écrasé sous l'architrave, se redresse, et la courbe tic l'échiné devient tle plus en plus ferme. Ilien n'est plus instructif h cet égard que la comparaison tics diverses colonnes à l'Heraion d'Olympie; elles présentent jusqu'à neuf types, dillé-
par Ictinos et Callicratès.
rents; c'est toute l'histoire de l'ordre dorique que raconte à lui seul ce vieux monument de l'AUis. Les édifices ioniques offrent encore plus de variété. La colonne, de plus en plus élégante et svelte, cerclée de sculptures à la hase el parfois au milieu du lut, porte avec une grâce aisée son joli chapiteau à volutes curieusement fouillé et son, entablement aérien qu'égaycnl les moulures, les rangs de perles, les oves, les rais de cœur et les délicats reliefs de la frise.
Les premiers essais de sculpture, après l'âge mycénien, ne paraissent pas remonter au delà du vri* siècle. La plastique eut d'abord un caractère tout religieux. Longtemps la religion s'élail contentée de symboles, comme beaucoup de cultes d'Orient. On représentait les dieux par un arbre, par un animal, une pyramide, une colonne, une pierre brûle, un aérolithe. Un premier progrès consista à donner à ces symboles une apparence humaine Par exemple, on
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Acropole d
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Athènes : seconde