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IMITATION

<lo l'antiquité se dé-

i vie on France

ilès 1496, dans des ouvrages comme le saint Sépulcre de Solesmes ou le tombeau des enfants de Charles VIII à Saint- Gatien de Tours.

L'expédition de Charles VIII en Italie (1494-1495), c o m m u ii é m e n I, célébrée comme la cause d'un si illustre renouveau . en lui au

moins l'occasion principale. Dès 1498 on trouve établie à Ainboise toute une compagnie d'artistes «ai;c''s du roi, que celui-ci avait tirés de Naples et dont il est naturel de penser qu'il attendait, quant aux arts, le renouvellement de son royaume: Parmi

eux brillaient le célèbre Fia Gioeondo de Ver , dit Joconde,

Dominique Bernabei de Corinne, dit le Boeeador, et Guido Mazzoni, dit Pagânino, de Modène, qu'on appelait Messer Guido. Les deux premiers étaient maîtres maçons, le troisième sculpteur. Sur les al tistes italiens (ixés en France avant 1494, voir « la Sculpture et, la Peinture' gothiques en Fiance .. (pp. 101-106).

C'est dans le même temps qu'on voil s'élever sur le sol de notre pays maint édifice du nouveau style. Les parties plus récentes du château d'Ambôise et du château du Verger, en Anjou, les plus anciennes de celui de Blois, le pont Notre-Dame, œuvre de Joconde, enfin, à partir de 1501, la vaste entreprise de Gaillon, forment les principaux traits de ces débuts de la renaissance de l'architecture française. A Gaillon, sous le mécénat du cardinal d'Ambôise, tous les arts mêlent leurs productions. Une profusion d'arabesques florentines, taillées dans le marine par les artistes italiens, ornent les parties de choix de ce

château. Des statues sont apportées de Cènes, d'autres sculptées sur place par Antonio Giusti, dit Juste, de Florence. Etabli avec son frère Jean dans Tours, celui-ci avail fait de la région île la Loire un autre centre d'italianisme. A Saint-Denis s'élevait le tombeau de Charles VIII, œuvre de Guido, et, aux Célestins, celui des parents de Louis XII, sculpté en Italie.

Tout ce règne de Louis XII préparait brillamment ce qu'on devait voir dans la suite. Des peintres italiens parurent enfin. Andréa Solario, élève de Léonard, habita de 1507 à 1509 Gaillon, dont il peignit toute la chapelle. Une Adoration des mayesde Benedétto Ghirlandajo, frère du célèbre Domenico, visible dans l'église d'Aigueperse, en Auvergne, conserve le souvenir du séjour que cet ai tiste fit vers le même temps dans notre pays. Un goût nouveau se déclarait. On commençait de s'adresser aux premiers maîtres d'outie-monls pour obtenir des tableaux. Le cardinal d Amboise sollicitait Mantegna et le roi le grand Léonard de Vinci.

Joconde mourul en loto, la même année quele roi de France, laissant le renom mérité d'un des plus grands artistes que nos princes aient tirés d'ItaJie, quoiqu'on ne lui ose attribuer avec doute «pu- l'ancienne Cour des comptes de Paris, le ponl .Notre- Dame ei quelque autre partie des édifices du temps. Un même temps Guido Mazzoni regagnait sa patrie. Ces événements marquent la lin de la première étape 'le la Renaissance française, toute île préparation cl de promesses brillantes.

Le règne de François I"', première période. Avec François Iur de nouveaux desseins, donl ou ne voit pas d'abord l'elTet, se préparent. Les châteaux de Bury, d'Ambôise, l'aile neuve de Blois, inarquent avec honneur le déyeloppeinenl naturel du style donl Caillou jusque-là avail été h' plus magnifique exemple. Chainbord, commencé en lois, lui disputa dès lors le premier rang. La grandeur des proportions, la variété du plan, la parfaite exécution de l'ornement et du détail, eu onl lait de tout temps un chef-d'œuvre renommé. Pierre Trinqueau conduisit l'ouvrage; mais de bous juges persistent à croire que les dessins ou m pourtraits » vinrent 'le quelque autre, qu'on ne sait pas. Ce qui se lit à Blois vers le même temps, distingué par la fameuse vis hprs-d'œuvre de ce château, ne tient guère moins de place dans cette histoire. Ce sont les deux principaux exemples de ce qu'on Homme plus particulièrement le style

l'hot. Neuidcin.

l'hôtel d'ali. uye, a bi. ois

François I,r ou de la reine Marguerite, et auquel appartiennent tant de châteaux célèbres : Villers-Cotterets, Azay-le-Rideau, Chaumunl, Valençay, Sarcus, le Rocher, Nantouillet, le vieil Ecouen, le vieil Oiron. A Paris, l'église Saint-Fuslache et l'ancien hôtel de ville en liennent assez pour qu'on les range parmi: Le second fut l'œuvre du Hoecador, dernier survivant de la colonie d'Amboise.

En même temps les Justes, Antoine et Jean, aidés d'un deuxième Jean, (ils d'Antoine, élevaient dans Saint-Denis le tombeau de Louis XII, enlièremenl conforme à ce style.

Ainsi l'Italie continuai) de nous proposer des exemples, auxquels, du côté des Fiançais, répondait le tombeau des l'michers, ouvrage en partie de Renault, propre neveu de Col be.

Nos artistes dès lors montraient une pratique de l'arabesque

Phot. Neurdein

LE GRAND ESC A LIEU DU CHATEAU DE BLOIS AILE DE FRANÇOIS Ier

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