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STATUETTE DE TANAGRA

on dessinait les yeux, les lèvres, les dénis; parfois tout le métal disparaissait sous la dorure. Les statues de marbre, comme les stèles et les sculptures monumentales, étaient relevées de couleurs vives aux vêtements, au visage, surtout aux cheveux : dans tous les ateliers on savait qu'Apollon était blond et qu'Aphrodite était rousse. A distance, une statue grecque ressemblait plus à nos ligures de cire ou aux saints de nos campagnes qu'aux blancs fantômes de nos musées des antiques.

I.a peinture s'est beaucoup moins développée pendant la période archaïque.

Elle ne l'ut Longtemps qu'un accessoire de l'architecture, de la sculpture et de la eéramique. Cependant au cours du vie siècle l'on commença à représenter de grandes scènes historiques ou religieuses sur les murs des monuments.

Les plus anciens peintres connus datenl de ce temps : Eumarès d'Athènes et Cimon de Cléones. Un artiste du nom de Boularchos tigura en couleur la Ruine

de Magnésie, et Mandroclès peig n i l à

Samos le Passage de l'armée perse sur le pont du Bosphore. En divers pays, on dessinait sur les stèles funéraires l'image du défunt, et l'on ornait de scènes coloriées les offrandes votives, comme ces plaques où l'on reconnaissait la Construction du pont de Xerxès ou la Procession des prêtresses de Corinthe à l'approche des Perses.

Pour se l'ai re quelque idée de cette peinture primitive; il faut interroger les vases, les pla-

Bro£i. Musée de Naple

l'hercule farnèse

Réplique probable d'une statue de Lysippe de Sicyone.

ques d'argile

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