JOUEUSES D OSSELETS
Terre cuite grecque.
peinte, les sarcophages peints en terre cuite trouvés à Rhodes et à Clazomène, les stèles de marbre peintes, surtout la stèle de Lyséas.
Les arts industriels étaient alors en progrès sur la peinture. Nous en connaissons assez bien les produits grâce aux fouilles. Mentionnons seulement la céramique : vases primitifs à ornementation géométrique, vases du Dipylon, vases corinthiens à zones d'animaux, vases à peintures noires; les plaques de terre cuite peinte, à figures noires, qui représentent des scènes funéraires ou mythologiques; les curieux sarcophages de terre cuite, ornés de frises peintes, qu'on a découverts sur les cotes d'Asie Mineure; les armes, les bijoux, les plaques de bronze repoussé , à reliefs sculptés, la riche série des figurines de bronze ou de terre cuite, qu'on a trouvés dans tous les pays grecs, notamment
dans les fouilles de l'Acropole, il'Olympie
el de Delphes; enfin l'ai l monétaire, déjà brillant au début du ve siècle, comme h' prouvent les vieilles monnaies d'Athènes
etdeSy-
racuse .
Somme toute, à la tin de
la période archaïque, vers le temps des guerres médiques, la plupart des arts grecs étaient constitués et produisaient déjà de fort belles œuvres. Ils restaient plus ou moins dans la dépendance de l'architecture religieuse. Aussi, l'œ'uvre d'art par excellence, celle qui résumait et rassemblai! toutes les autres, pour les contemporains des guerres médiques, c'était le le m pie, chefd'œuvre de logique et d'iiur-
Céramique d'Athènes STÈLE FUNÉRAIRE DEMETRIA ET PAMPHILE
Stntuo do marbre ; copie d'une œuvre do Praxitèle.
monie, avec sa structure simple et sa parfaite unité, avec ses colonnades, ses frontons et ses frises sculptées, avec son pronaos rempli d'ex-voto, son opisthodome où se cachait le trésor, el --a cella qui renfermai! la statue du dieu. Autour du temple - ' levaient d'autres édifices construits et décorés d'après les mêmes principes. Pour voir l'art grec de cette époque dans son entier
développement , il fan t s'acheminer vers les grands sanctuaires récero ment déblayés.
Olympie avait déjà son temple de liera, son grand autel de Zens, son tertre de Pélops , son Heroon , son Bouleùterion ou palais «lu sénat, «•t la plupart de ses trésors avec leur décoration en terre cuite ou en pierre. A Delphes, au pied de l'ancien temple d'Apollon el ,1m mur pélasgique, la vnie sacrée était déjà bordée de portiques, d'exèdres, de trésors, dont les ruines nous ont rendu récemment un si bel ensemble de sculptures archaïques : les deux Apollons ou Athlètes, le Sphinx de NaX03 , le merveilleux Cocher de bronze, les Cariatides, le fronton cl la curieuse frise du
llésol de C.llide,
les métopes du trésor des Athéniens. Olympie el Delphes évoquent pour nous l'image de ces vastes enceintes
sacrées dont les cités grecques étaient si fieres, èl qui, avec la vie religieuse, concentraient alors la vie artistique.
Le siècle de Périclès. — Le ve sièc le marque l'apogée de la civilisation et de l'art helléniques. C'est le temps des guerres médiquesi le temps où le génie grec s'épanouit dans tout l'éclat de la puissance, du commerce el des arts. Sparte, la grande cité dorienne, et Athènes, le grand Étal ionien, oublient quelque temps leur rivalité pour lutter victorieusement contre l'Asie. Puis Athènes, centre de la confédération maritime, du négoce, de l'industrie, des arts el des lettres, devient la capitale de l'hellénisme. Les étrangers y arrivaient en huile, pour leurs affaires ou leurs plaisirs. On venait étaler son luxe dans les quartiers
Musée des Offices, Florence.
LA VliNUS DE M É D T C J S Copie d'une œuvre de l'école de Praxitèle.