‹ Le musée d'artChapitre 205 sur 311 · PIEKBE BIAUD. — LE JUBÉ DE SAINT-ETIENNE DU MONT, A PARIS · texte numérisé non relu

PIEKBE BIAUD. — LE JUBÉ DE SAINT-ETIENNE DU MONT, A PARIS

ropl ans dos derniers artisans Formés aux modes du moyen âge, l'écla! jeté par la France dans cette dernière période ferma pour lui l'horizon du passé. On mit Goujon, Delorme el Primalice au rang des pères de I ai l Français. Los mis refusèrent d oter du Louvre ce que la Renaissance y avait l'ait: on no remania l'hôtel Carnavalet (|u'en sauvant jusqu'à la ' l ■ - 1 n ièi e 1rs >■ ■ u 1 1 > 1 u i r-. de la façade; des morceaux retirés de l'ancienne porte Saint- Antoine, et que complaisamment on donnait à Goujon, se virent précieusement replacés dans la nouvelle. Dans un nouvel épanouissement des arts, au milieu de l'ivresse d"un présent si brillant, Sauvai appelail le \\ i siècle le temps •'. Poussin renvoyait à la galerie d'Ulysse les jeunes peintres

i un de prof

1er. Germain Pilon paraissait mort d'hier. Il semblait, au temps de Félicien, qu'on touchât encore du doigt cette prodigieuse abondance des dessins de Niccolo et du Primatice, portant par tout notre pays des modèles de tous les arts. Sous Louis XV même, que tant de leurs

rruvros périrent, on ne laissait pas, dans plus d'un remanie ment que souffrait le château de Fontainebleau, de prendre la précaution d on détacher quelques-unes, au moyen de pro cédés récents les plus parfaits qu'on eût trouvés. Mariette ne pariait de toute cette époque qu'avec une admiration sans borm-s; la arolle do Meudon passait pour une merveille de l'art.

A la veille de la Révolution, nos sculpteurs se reprenaient à imiter Goujon, tant que plusieurs motifs de l'École ont passé de là jusqu'au style de l'Empire.

Légèrement déroutée par de nouvelles destructions, cette

admirati te laissa pas de survivre à tant de vicissitudes que

souffraienl d'anciennes gloires. Le xixc siècle la recueillit : donjon H hidoi nie brillèrent au-dessus de Puget et do Mansart. Delacroix lui-même a vanté le Primalice comme un maître. Il n'y a peut-être pas d'exemple d'une telle continuité do renom. Aucun ne fui plus mérité. C'était le sentiment de la France tout entière el celui même de l'étranger, aux yeux de qui la Renaissance française obtint d'abord une gloire qui ne s'effaçait point, el dont la considération, après trois siècles écoulés, mérite sans doute de Qxer uotre i.',>ùi el d'assurer notre approbation.

LOUIS DlitlER.

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Pliol. Mon. bist.

PAVILLON DE LA PLACE DES VOSGES, A PARIS Coté de la rue do Biraguc.

1TAL1K — FRANCE xvi* et x vi r siècl'Es

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