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LA RENAISSANCE DANS LES FLANDRES

tueux et décoratif de ses personnages et le coloris moelleux et vif de ses toiles, comme dans ses paysages de fond où l'on sent un artiste ému parles spectacles de la nature. Il convienl de noter aussi son goût caractérisé pour l'orfèvrerie, les joyaux, les verreries et les miroirs où se reflète l'ambiance. Metsys est une dus gloires les plus solidement établies de l'École anversoise.

Jean Gossaert, ou Jan de Mabuse ou de Maubeuge, né vers 1470 a Anvers, n'est pas indigne d'être comparé au précédent maître. En 1508 il suit en Italie Philippe de Bourgogne, ambassadeur de Maximilien près de Jules II, et séjourne à Home dix ans; on le voit ensuite à Utrecht, puis en Zélande. Il mourut à Anvers, sans doute en 1532. Ses œuvres les plus importantes sont : Saint Luc peignant la Vierge, au musée de Prague, Jésus chez Simon (musée de Bruxelles), les Enfants de Chrétien Il (Hampton Court), la Vierge e: l'Enfant (bibliothèque Ambrosienne, à Milan), etc. L'architecture magnifique témoigne que la Renaissance eut prise sur lui; mais ses draperies et son réalisme dénon cent le gothique et le flamand, qu'il resta toujours.

Ainsi en est-il de Jan Mostaerl 1474- 1551), de Haarlem, qui habita longtemps les Pays-Bas espagnols, el que la gouvernan

MilsêV de Rruxell BERNARD VAN ORI.EY, PORTRAIT 1)'UN MÉDECIN

d'Autriche anoblit en même temps q sa cour. Il revint à Haarlem vers 1549 un œuvre considérable, dont une petite partie nous est parvenue el sur l'authe n t i c i I é d e I a quelle on n'esl d'ailleurs pas très fixé.

On lui attri bu e deux Adorations des muges, au musée de Bruxelles el à Notre- Dame de Lubeck; la Vierge et l'enfant, à la National Gallery de Londres ; la Présentation on Temple, àla pinacothèque de .Munich; des portraits à Anvers, etc., où l'apport purement llainand est encore considérable.

Les romanistes. —

A la longue ces derniers gothiques parurent des attardés dans leur siècle, surtout environnés qu'ils Lurent bientôt d'italianisants, qui revinrent au pays natal, l'érus de la peinture méridionale, fondèrei Matines, à Liège, à Anvers, el ni situations fort importantes, an

MargueriLe 'elle le nommait peintre de îty mourut, ayant accompli

pierre, sont parmi les célèbres romanistes d'Anvers. Franz Floris 1518-1580), élève de Lambert Lombard, à Liège, séjourna a Rome vers 1541 ; on dil même qu'il assisla à la cérémonie mémorable de .Noël où Michel-Ange dévoila son Jugement dernier il la chapelle Sixtine; ce qui est sûr, c'est que ce maître exerça une influence décisive sur la formation du jeune peintre, comme on peuts'en apercevoir à sa (J/iitte des aimes (musée d'Anvers , à son Jugement dernier (musée 'I1, Bruxelles), à son tableau des Offices, Adam ei Eve, etc.

Certains de leurs élèves acquirent à leur loin- une grande réputation, comme les vieux Francken : Jérôme, portraitiste de Henri III, Ambroise et François ; Mai un de N os (1532-1603), Thomas Key, portraitiste de valeur, cl Lucas de Heere de Gand (1534-1584), qui a laissé de remarquables portraits de la reine Elisabeth, de Marie Stuarl el de Darnley.

A Liège, on remarque Lambert Lombard (1505-1561)), qu'on a appelé à tort Susterman ou Sua\ ius el qui visila l'Italie à la suite du cardinal l'oie. Ses principaux ('•lèves ont été Guillaume Key, de Bréda (15-20-1568]. d Franz Floris. Le plus . élèbre de tous ces romanistes es l, sans nul doute, Bernard van Orley (1490-1542) de par Raphaël en Italie ; il de-

Bruxelles, qui Fut forlemenl influencé vint peintre officiel des gouvernantes leur et talent universel, il sut aussi des

les

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