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CHRIST

l'anneau central du triptyque

Pays-Bas; grand travailerde beaux carions poulies tapissiers et les verriers. On doit, entre autres, à cet artiste : les E/irenves de Job, au musée de Bru xel les ; Saint Norbert, à la pinacothèque de Munich ; le Jugement dernier, à Saint-Jacques d'Anvers; la Descente de croix, à l'Ermitage de Saint-Pétersbourg, etc. Son style a de l'élégance, de la somptuosité dans les draperies et n'esl pas sans analogie avec celui de Jan de Mabuse et de Jan Mostaert. C'est dire qu'il est resté Flamand malgré tout.

Il n'en est pas de mêmedesCoxie : Michel (1499-1592) et son fils Raphaël (1540-1616), et de Pierre Coucke, d'Alost (1502-15511), qui abdiquèrent toute originalité natale.

Les Floris. dont le vérilabli

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porta le chef de la famille Corneille de Vriendt, ti

es à Bruxelles, à à s'y créer des artistes locaux, de Vriendt, que îur de

Les peintres nationaux. Ains M. A.-.I. Waulcrs appelle les artistes qui , D'élan I plus gothiques, résistèrent cependanl du mieux qu'ils purent h l'influence de l'Italie, et cultivèrent, en b uis ateliers, les qualités nationales de réalisme el de naturalisme dans l'observation et la représentation des êtres et de la nature. Tel fut Pierre

rhot ITriiiiVaenj;].

F H A N s po un BU s.

Munie <lc Bruxellei PORTRAIT b' HOMME

Pourluis '1510-1583). Ses œuvres religieuses, conservées encore dans les églises de Bruges, ne sont pas sans valeur. Mais il est surtout remarquable dans ses poitrails, qu'on pourrait comparer à ceux de Philippe de Champaigne. Son lils, François le Vieux (1545-1581) et son petit-fils, François le Jeune (151)9-1 622 . porlrailisle officiel de Henri IV, ont continue'' dignement les traditions paternelles.

Leurs confrères « nationaux » sont loin d'avoir leur valeur; on peut citer toutefois Marinus de Romerswalen, Mathias el Jérôme Cock, les van Clève, Jan Vermeyen 1500- 1550), les Coninxloo; Lucas Gassel de Helmonl en Brabant, peintre des mines et des forces; Henri de Mies, qui signait d'une chouette [civett») et qu'on surnomma ainsi; sa Marche au Calvaire (Vienne, Académie des béaux-arts) annonce Pierre Breughel.

Pierre Breughel le Vieux ou des Paysans, né à Breughel, près Brida, vers 1525, mort à Bruxelles, en 1559, père de Breughel de Velours et de Breughel d'Enfer, est un des artistes les plus personnels des Flandres et de ceux dont elles peuvent le plus être fières pour la probité du métier el l'originalité si vivante et pittoresque de ses scènes paysannes, que rehaussent parfois des intentions philosophiques et moralisatrices d'un tour très piquant. Il fui élève de Pierre Coucke, puis de Jérôme Cock, à Anvers. Un voyage en Italie ne modifia en rien son talent; en 1563, il se fixa à Bruxelles. Il a exécuté nombre de tableaux : scènes de sorcellerie, comme YAlehimiste d'Anvers

[collection Lagye); scènes religieuses : le Parlement de croix, le Massacre des Innocents (musée dé Vienne); scènes familières et rustiques : Bataille de paysans (musée de Dresde . la Kermesse (Vienne); scènes morales : la Parabole des aveugles, une des merveilles de la peinture (musée du Louvre), etc. Admirable par son observation, la drôlerie de ses sujets, la finesse narquoise qu'il apporte dans la représentation des mœurs contemporaines. Breughel est encore un parlait coloriste très en avance sur son siècle et à qui ne répugnent ni les contrastes violents de couleurs, ni les audaces de la palette, se plaisant, par exemple, comme dit M. Waulers, « à semer sur un fond immaculé de neige ou sur une roule grise, poussiéreuse, une foule bariolée de paysans vèlus de noir et de vermillon ». Peler Breughel est le premier en date dés artistes flamands modernes.

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