M. HOBBEMA. — LE MOULIN
Melchior d'Iloudekoeler 1036-1609 a été appelé le Raphaël des oiseaux, et il mérite quelque peu ce nom à cause de la largeur avec laquelle il dessine les habitants de la basse-cour. Avec cela grand coloriste, très habile à distribuer les couleurs et les valeurs. Jan Weenix I0'i0-I7l9 , très minutieux dans le détail du poil ou de la plume, est en même temps un somptueux décorateur.
Pour la nature morte, riions rapidement les cristaux et les pièces d'argenterie de Willem Heda; les {leurs et les fruits de Jan Davidsz de lleem (1606-1683 ou 168'»); les merveilleux poissons d'Abraham van Reyeren 1620 — mort après 167V et les chaudrons de Will Kalff 1621 ou 1622-1693).
La décadence de l'art hollandais fut rapide après le troisième quart du XVIIe siècle. Nous ne pouvons guère citer que l'habile (.■■raid de Lairesse 1641-1711) avec ses tableaux historico-my- Ihologiques ; le fade Adriaen van der Werf l 1659-1722) ; un tin portraitiste, Cornelis Troost (1697-1750); etJ. van Huysum, peintre de Heurs froid, mais correct.
E. OUIl A AD- G il E VILLE.
L'ART ESPAGNOL DU XVIIe SIÈCLE
£ wii8 siècle isl l'époque lu plus fl o lissante de l'art en Espagne. L'arcliiteclure, il est vrai, n'y est pas en progrès et ses manifestations témoignent d'un mauvais goûl i|ui ne fait que s'accentuer pour tomber, au cOmmencemenl du siècle suivant, dans une irrémédiable décadence ; niais, en compensation, la sculpture y produit ses maîtres les plus puissants,et la peinture, déjà si brillai) h' à la fin du \vie siècle, y resplendit d'un
éclat sans pareil. Les artistes de cette période sont les plus nationaux que leur patrie ait produits. La caractéristique de leur art est d'être essentiellement religieux et spiritualiste sous des apparences naturalistes et même vulgaires. Ils glorifient les tourments, les macérations, les souffrances; ils se
Phot. Laurent. Musée du Prado, Madrid.
VEI.AZQUEZ.