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L'ART ESPAGNOL DU XVII SIÈCLE

Le plus grand sculpteur esp tredil Juan Martini'/. Montan< Alcala cl Real, dans le royaume de Grenade. Il fut élève de Pablo de llojas; lixé à Séville, très jeune encore, il se fît connaître par un Enfant Jésus, daté de 1607, conservé dans le trésor de la cathédrale. Ses ouvrages se distinguent par un rare sens de la vie; mais, s'ils témoignent d'un profond amour de la nature, ils sont malheureusement trop souvent déparés par l'exagération des formes, l'exubérance du mouvement et l'outrance des altitudes. C'est surtout à Séville que l'on peut juger de son talent. Le musée provincial renferme le célèbre Crucifix qu'il exécuta pour la chartreuse de Sainte-Marie de las Cuevas et la décoration du retable de la chapelle de l'ancien monastère des hiéronymitesde Santiponce, consistant en une dizaine de statues et de nombreux bas-reliefs; la cathédrale et les diverses églises et chapelles de la capitale de l'Andalousie gardent les statues de Saintes Rufine et Justin/' soutenant la Giralda, de Saint Ermenegilde, des apôtres Pierre et Paul, différents Ckrists en.

cruix, des Vierges, des bas-reliefs, des pasos, etc.; à Vergara, dans le pays basque, on conserve de lui une merveilleuse tant encore citer de Montanes I qu'il modela à l'intention du pour lui faciliter l'exécution de la fameuse statue équestre en bronze du souverain.

A côté de Montanes, il fautplacer son élève Alonso Cano (1601-1667), plus remarquable encore comme sculpteur que comme peintre.

Ajuste raison, il eût été assez naturel que l'enseignement de son fougueux maître l'eût poussé dans la voie d'un naturalisme vio lent, il n'enfut rien, et en sculpture comme en peinture Alonso Cano est resté le plus spiritual iste des artistes de sa nation, celui dont les tendances se rapprochent le plus du style florentin de la grande

du xvii0 siècle est sans con- -164D»), né probablement à

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